Preljocaj tourne son premier film adapté de "Polina", avec Juliette Binoche

Par @Culturebox
Publié le 28/07/2015 à 16H40
Juliette Binoche au 65e festival du film de Berlin, le 5 février 2015

Juliette Binoche au 65e festival du film de Berlin, le 5 février 2015

© JÖRG CARSTENSEN / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE/AFP

Pour son premier film, le chorégraphe contemporain Angelin Preljocaj tourne avec Juliette Binoche et Niels Schneider. L'histoire de Polina, jeune danseuse qui connaît dès le plus jeune âge l'exigence d'une formation classique avait été un succès de librairie, dans la bande dessinée de Bastien Vivès. La danse dessinée a passionné la critique, en sera-t-il de même au cinéma ?

Le tournage a commencé près d'Aix en Provence, où est installée la compagnie du chorégraphe. Il devrait se poursuivre en Russie et sortir en 2016. Pour le scénario et la réalisation, Angelin Preljocaj travaille main dans la main avec son épouse, Valérie Muller, qui a réalisé "Le Monde de Fred" en 2013.

"Feel good movie"

Adapté de "Polina", bande dessinée à succès de Bastien Vivès, le film raconte la relation forte et exigeante entre une professeure de danse (Juliette Binoche) et son élève (Nastya Shevtzoda) sur fond d'histoire d'amour avec un danseur français interprété par Niels Schneider. De 7 ans à 24 ans, la jeune femme vit les contraintes de la formation classique dans une académie de danse.

"C'est un film sur la création, la réussite, la construction d'une personnalité à travers l'école de la danse, qui est celle de la rigueur, un feel good movie", explique Didier Cresye, producteur à l'origine du projet, sur le site du magazine Challenge.

Niels Schneider, un comédien qui danse

Niels Schneider joue dans le spectacle controversé de Preljocaj, "Retour à Berratham", présenté en Avignon pendant le festival. "J'ai réalisé que l'intégrer à la troupe de Berratham était la solution idéale pour le préparer à son rôle dans le film, déclare le chorégraphe au journal La Provence, Pour cette création à Avignon, il prend les cours avec les danseurs, vit avec eux. Cela ne pouvait être que bénéfique."