L'affaire Kerviel bientôt au cinéma

Par @Culturebox
Mis à jour le 04/12/2013 à 14H30, publié le 04/12/2013 à 14H03
Arthur Dupont va être Jérôme Kerviel sur le grand écran (octobre 2012)

Arthur Dupont va être Jérôme Kerviel sur le grand écran (octobre 2012)

© Tiboul / MAXPPP

Christophe Barratier, le réalisateur des "Choristes", de "Faubourg 36" et de "La nouvelle guerre des boutons", va adapter l’affaire Kerviel au cinéma. C’est Arthur Dupont qui incarnera l’ex-trader de la Société générale qui a défrayé la chronique en 2008, a indiqué la production.

Christophe Barratier a décidé d'adapter l'affaire au cinéma après avoir rencontré Jérôme Kerviel lors d'un dîner, apprenant par la même occasion qu'il n'avait pas encore vendu les droits de son livre, "L'engrenage". Le tournage devrait commencer en juin 2014.
 
Entré à la Société générale à 23 ans, Jérôme Kerviel a été accusé d’avoir fait perdre à sa banque cinq milliards d’euros en pleine crise des subprimes. Son procès en appel, en 2012, a confirmé sa condamnation à cinq ans de prison dont trois ferme et au remboursement des pertes subies par la banque, soit 4,9 milliards d’euros.
 
Christophe Barratier a consulté régulièrement Jérôme Kerviel
Christophe Barratier a choisi Arthur Dupont pour incarner le personnage à l'issue de nombreuses auditions. Peu connu du grand public, ce dernier devrait s'identifier plus facilement à l'acteur, selon  le réalisateur.
 
Le comédien âgé de 27 ans a fait quelques apparitions à la télévision ("R.I.S. Police  scientifique", "Joséphine, ange gardien") avant de débuter au cinéma  dans "Bus  Palladium" de Christopher Thomson. On l'a également vu dans "Mauvaise fille" de  Patrick Mille, "Les saveurs du palais" de Christian Vincent et "Au bout du conte" d'Agnès Jaoui.
 
François-Xavier Demaison devrait interpréter un rôle de "mentor" du jeune trader, selon la production.
 
Christophe Barratier a écrit le scénario, intitulé "Avis de tempête", avec Laurent Turner ("La proie"), en consultant régulièrement Jérôme Kerviel. Le thriller se situe essentiellement lors du week-end de la mi-janvier 2008 où Jérôme Kerviel a été convoqué au siège de la Société générale à la Défense à Paris et informé de son éviction immédiate.