Mathieu Kassovitz, dit "Papa Kasso", monte sur le ring (pour de vrai)

Par @Culturebox
Publié le 09/06/2017 à 11H46
Mathieu Kassovitz, Cannes 2017

Mathieu Kassovitz, Cannes 2017

© David Fisher/Shuttersto/SIPA

L'acteur et réalisateur Mathieu Kassovitz, alias +Papa Kasso+, dispute à 49 ans son premier combat de boxe anglaise amateur samedi soir, à l'occasion d'un gala au Centre international de Deauville... et ça n'est pas du cinéma!

"Papa Kasso", est le pseudonyme que Kassovitz s'est choisi pour relater depuis octobre 2016 sa préparation, en photos et en vidéos, sur le réseau social Instagram, "parce que je suis vieux pour un boxeur!"

"Mon but, c'est le combat"

"Je fais ça parce que j'ai une carrière bien remplie dans le cinéma, je n'ai plus rien à prouver, en tout cas pas à moi-même, et j'ai besoin de savoir par contre où j'en suis dans le reste de ma vie", expliquait-il dans une vidéo postée en novembre. "Comme je m'entraînais un peu, je me donne un but. Mon but, c'est ce combat".
 

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Un combat donc, contre un boxeur également novice, pas une reconversion, comme Mickey Rourke, la quarantaine approchant, au début des années 1990. Si ce premier duel (disputé en trois rounds de deux minutes, en moins de 70 kilos, chez les vétérans) arrive sur le tard, la passion du réalisateur de "La Haine" pour le noble art, "un sport qui demande beaucoup d'intelligence et de finesse", ne date pas d'hier.

Kassovitz pratique la boxe pieds-poings depuis une dizaine d'années, avec notamment des stages en Thaïlande, et a découvert la boxe anglaise l'an dernier pour les besoins du tournage de "Sparring", de Samuel Jouy, qui doit sortir en salles prochainement. "On s'est beaucoup préparé pour ce film, raconte l'intéressé à l'AFP. Faire un combat, c'était avoir une raison de se lever le matin et de s'entraîner."

Un ou deux entraînements par jour sur un ring installé chez lui

Ce 'on', c'est aussi l'ex-champion du monde des légers Souleymane Mbaye, rencontré sur le tournage et tête d'affiche de la réunion de samedi à Deauville. En remontant le fil des images postées sur Instagram, on voit Kassovitz s'amaigrir et gagner en muscles: dans une vidéo postée jeudi pour annoncer le combat, qui sera diffusé sur la chaîne L'Equipe, les joues et les tempes sont plus creusées que jamais.

Sous la houlette de Mbaye et de l'ancien champion du monde de kick-boxing et de Muay Thaï, Jérôme Le Banner, le "vieux" n'a pas mégoté sur la préparation, à raison d'un ou deux entraînements par jour, souvent sur un ring installé chez lui. "On sera prêt le jour J, assure-t-il. Le travail paye toujours. Il suffit d'être persévérant, parfois de se forcer. On a plus de cardio, plus d'agilité qu'on ne le pense."
 

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"J'ai fait mon emploi du temps autour de ça, poursuit-il, précisant qu'il a été "obligé de refuser un ou deux films. On risque de prendre des coups en boxe et on ne peut pas arriver sur un tournage avec un oeil au beurre noir", comme ce fut le cas au Festival de Cannes en mai. "Mais ça n'a pas du tout été une frustration, affirme l'homme de cinéma. Tu ne peux pas faire ça si ça n'est pas une passion."

A deux jours de ce premier combat, il n'en dira guère plus, déjà tourné vers l'échéance et préférant réserver ses commentaires pour l'après. Ah si, tout de même: "s'entraîner en salle, ça ne fait pas de vous un boxeur, clame Kassovitz, qui regarde déjà vers un combat de boxe thaïe en Thaïlande cette année et un deuxième test en boxe anglaise l'an prochain, pour vérifier ses acquis. "C'est le stress, l'adversité qui font de vous un boxeur". C'est ce qu'il recherchera samedi, au même titre que "la belle boxe, le beau geste".