Le Festival de Cannes, royaume des actrices

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/05/2017 à 21H14, publié le 03/05/2017 à 19H59
L'actrice italienne durant la scéance de photocall en 2002 à Cannes pour la présentation d'Irréversible de Gaspard Noé

L'actrice italienne durant la scéance de photocall en 2002 à Cannes pour la présentation d'Irréversible de Gaspard Noé

© LIDO/SIPA

Depuis la première édition en 1946, le Festival de Cannes a révélé et consacré les plus grandes légendes du 7e art. Mais parmi tous les talents qui sont passés par la croisette, réalisateurs, acteurs, producteurs et scénaristes, ce sont les actrices qui ont façonné sur la durée l'image du festival.

Brigitte Bardot, fille du festival

Starlette encore inconnue, Brigitte Bardot vient pour la première fois au Festival de Cannes en 1953... et y fait déjà sensation, à tout juste 18 ans. En bikini sur la plage, elle se fait faire des tresses par Kirk Douglas. Elle foulera régulièrement le tapis rouge au cours de sa carrière. En 1967 elle déclenche une mini-émeute de photographes, par sa simple présence, sous les yeux affolés de son mari Gunter Sachs.
Brigitte Bardot au festival de Cannes en 1956

Brigitte Bardot au festival de Cannes en 1956

© AFP

Grace Kelly, reine de Cannes

Elle fait sa première apparition à Cannes en 1955, alors que le film de George Seaton "Une fille de Province", dans lequel elle interprète le rôle principal, est sélectionné en compétion. En 1972, elle revient sur la croisette. La star mariée à Rainier III en 1956, devenue "Grace de Monaco", présente alors "Frenzy", l'avant-dernier film de son mentor Alferd Hitchcock. Grace Kelly était au casting des trois précédents films du grand maître américain (Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, La main au collet).
Grace Kelly avec le price de Polignac durant la 13e édition du festival de Cannes en mai 1960

Grace Kelly avec le price de Polignac durant la 13e édition du festival de Cannes en mai 1960

© Leeman / AFP

Sophia Loren, de Naples à Hollywood

A la fin des années 50, deux Italiennes aux courbes généreuses se disputent les faveurs des cinéphiles : Gina Lollobrigida et Sophia Loren. La presse se régale de leur rivalité. Dans cette "guerre des bustes", Cannes est un champ de bataille où les deux actrices se disputent les acclamations du public et les flashs des photographes. "La" Loren gagne la bataille en 1961 en remportant le prix d'interprétation féminine pour son rôle de veuve dans "La Ciociara" de Vittorio de Sica.
L'actrice d'origine napolitaine présente sur le tournage de l'émission au festival de Cannes en 1962.

L'actrice d'origine napolitaine présente sur le tournage de l'émission au festival de Cannes en 1962.

© JEAN CLAUDE PIERDET / INA

Claudia Cardinale, l'égérie

L'actrice choisie cette année comme égérie de la 70e édition du Festival a marqué la croisette, en particulier en 1963.  A l'affiche du Guépard de Visconti, elle forme avec Alain Delon un des duos les plus cinégénique de l'histoire. Le film est encensé par la critique et remporte la Palme d'or. La carrière internationale de "La Cardinale" est lancée, elle atteindra son paroxysme avec "Il était une fois dans l’ouest" de Sergio Leone (1968).
Les acteurs Claudia Cardinale et Burt Lancaster caressent un guépard lors de la seixième édition du Festival de Cannes en 1963

Les acteurs Claudia Cardinale et Burt Lancaster caressent un guépard lors de la seixième édition du Festival de Cannes en 1963

Romy Schneider, une vie de cinéma

Autre figure légendaire : Romy Schneider. Son premier film "Sisi" (1955) lui offre d'emblée la renommée internationnale. Elle tournera ensuite en France, montera sur les planche aux côtés d'Alain Delon en Italie sous la direction de Luchino Visconti avant d'atterrir à Hollywood en 1962. En 1969, un an après avoir tourné "La Piscine" qui donne un nouveau souffle au couple de cinéma qu'elle formait avec Alain Delon, elle apparait radieuse sur la Croisette. 
Romy Schneider et Alain Delon, lors du palmares du 15e festival international du film de Cannes en 1962.

Romy Schneider et Alain Delon, lors du palmares du 15e festival international du film de Cannes en 1962.

© Daniel Fallot / INA

Madonna, une chanteuse sur la croisette

Au plus fort de sa notoriété, en 1991, la star américaine vient présenter le documentaire "In bed with Madonna" réalisé par Alex Keshishian. Installée dans le palace de l'Eden Roc, elle paralyse la circulation sur les petites routes sinueuses de Cap d'Antibes pour son jogging quotidien de quinze kilomètres, entourée d'une nuée de gardes du corps. Le soir de la projection, 10.000 badauds se massent devant le Palais des festivals pour essayer d'apercevoir la star, dont la limousine peine à avancer au milieu de la marée humaine. Autour de Madonna, qui ne porte qu'un soutien-gorge conique dessiné par Jean Paul Gaultier, c'est la confusion la plus totale. Une commentatrice de télévision est jetée à terre en direct, ainsi que plusieurs photographes.
La pop star américaine Madona habillée d'une tenue designée par le couturier Jean-Paul Gauthier, après la projection du film "in bed with Madona" au Festival de Cannes en 1991.

La pop star américaine Madona habillée d'une tenue designée par le couturier Jean-Paul Gauthier, après la projection du film "in bed with Madona" au Festival de Cannes en 1991.

© Gerard Julien / AFP

Fatale Sharon Stone

En 1992, le festival débute avec une forte odeur de soufre lors de la projection en ouverture de "Basic Instinct", thriller sexuel de Paul Verhoeven.Le rôle féminin principal, une romancière bisexuelle soupçonnée de tuer ses amants avec un pic à glace, est tenu par l'Américaine Sharon Stone. Très à l'aise et très glamour, l'actrice, jusque-là cantonnée aux seconds rôles, provoque une mêlée de caméramans et de photographes à son arrivée au pied des marches. Cannes, dont elle deviendra une habituée, fait d'elle une star mondiale.
Sharon Stone au pied des marches lors de la projection du film "Basic Instinct" du réalisateur hollandais Paul Verhoeven, en compétition au 45e éditon du festival de Cannes en 1992.

Sharon Stone au pied des marches lors de la projection du film "Basic Instinct" du réalisateur hollandais Paul Verhoeven, en compétition au 45e éditon du festival de Cannes en 1992.

© MICHEL GANGNE / AFP

Penelope Cruz, l'étoile espagnole

En 2010, c’est Penelope Cruz qui incarne le mieux cette relation qu’entretient cannes avec les actrices. Quatre ans auparavant, Penlope Cruz remporte le prix de l'interprétation féminine, qu’elle partage avec l’équipe du film "Volver" de Pedro Almodovar. En 2009 elle se présente à Cannes avec le rôle titre du mélodrame du cinéaste ibérique, "Etreintes brisées", dans lequel elle crève l'écran.
L'actrice espagnole prend la pose lors de la montée des marche avant la présentation de "Volver'" du réalisateur Perdro Almodovar, lors de la 59e édition du festival de Cannes.

L'actrice espagnole prend la pose lors de la montée des marche avant la présentation de "Volver'" du réalisateur Perdro Almodovar, lors de la 59e édition du festival de Cannes.

© VALERY HACHE / AFP

Nicole Kidnman, en course pour le prix d'interprétation

La soixante-dixième éditition du Festival de Cannes sera peut-être celle de l'actrice américano-australienne. Après avoir été choisie pour interpréter Grace Kelly dans "Grace de Monaco", projeté en ouverture du festival en 2014, Nicole Kidman revient sur la croisette avec pas moins de quatre films ou séries, dont deux en compétition officielle : "Les proies" de Sofia Coppola et "The killing of a sacred deer" (ou le meurtre du cerf sacré) du réalisateur grec Yorgos Lanthimos.

L'actrice australienne danse avec Lambert Wilson, maître de cérémonie de la 67e édition du festival de Cannes en 2014.

L'actrice australienne danse avec Lambert Wilson, maître de cérémonie de la 67e édition du festival de Cannes en 2014.

© ALBERTO PIZZOLI / AFP

Monica Belluci, maîtresse de cérémonie

Les italiennes sont à l'honneur pour cette soixante-dixième édition. Si Claudia Cardinale est l'égérie du festival, c'est à Monica Belluci qu'il a été confié le rôle de maîtresse des cérémonies d'ouverture et de remise des prix. Une fonction quelle avait déjà occupée en 2003. Elle rejoint donc Virginie Ledoyen, Kristin Scott Thomas, Edouard Baer et Lambert Wilson qui ont tous occupé deux fois ce poste. Une seule actrice à joué le rôle de maître de cérémonie à trois reprises, Jeanne Moreau.

L'animation de la cérémonie de remise des prix de la 56e édition du Festival de Cannes avait été confié à Monica Bellucci, alors qu'elle s'apprête a remplir la même fonction cette année.

L'animation de la cérémonie de remise des prix de la 56e édition du Festival de Cannes avait été confié à Monica Bellucci, alors qu'elle s'apprête a remplir la même fonction cette année.

© SERGE HAOUZI / Photo PQR Nicematin

Isabelle Huppert, l'éternelle

Celle qui a remporté deux fois le prix d'interprétation féminine, pour "Violette Nozière" (1978) et pour "La pianiste" en 2001, a aussi rayonné l'an dernier dans le "Elle" de Paul Verhoeven, présenté hors-compétion. Cette année, elle défendra "Women in motion". Créé il y a trois ans, en partenariat avec le festival, "Women in motion" met en lumière la contribution des femmes au 7e art, à travers des rencontres animées par les plus grands talents féminins.

L'actrice française Isabelle Huppert pose pour un selfie devant le palais des festival à Cannes avant la projection du "Elle" de Paul Verhoeven en 2016. 

L'actrice française Isabelle Huppert pose pour un selfie devant le palais des festival à Cannes avant la projection du "Elle" de Paul Verhoeven en 2016. 

© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

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