L'installation anti-Trump de Shia LaBeouf déplacée hors les Etats-Unis

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/03/2017 à 12H13, publié le 25/03/2017 à 11H21
Shia LaBeouf sur son installation anti-Trump à New York (Janvier 2017)

Shia LaBeouf sur son installation anti-Trump à New York (Janvier 2017)

© TIMOTHY A. CLARY / AFP

L'installation de l'acteur américain Shia LaBeouf, qui devait offrir un forum d'expression anti-Trump durant sa présidence, a été déplacée pour la troisième fois sous la menace d'extrémistes, de New York au Nouveau Mexique, puis vers Liverpool en Grande-Bretagne, où elle a encore été délogée vendredi.

Une poudrière de violence

Le jour de l'investiture du président Donald Trump, le collectif LaBeouf, Rönkkö & Turner avait installé, à l'extérieur du musée de l'image (Museum of the Moving Image) de New York une caméra et invité le public à venir scander le slogan écrit juste au-dessus: "He Will Not Divide Us" (il ne nous divisera pas).

La caméra tournait en permanence et les images étaient retransmises en continu sur un site internet dédié, avec l'objectif de maintenir l'installation durant toute la durée du mandat de Donald Trump.

Mais quelques semaines plus tard seulement, le 10 février, le musée avait décidé de retirer l'installation, estimant que le lieu était devenu "une poudrière de violence" et évoquant de nombreux incidents impliquant des supporteurs de Donald Trump. Le collectif a transféré son projet dans le Nouveau-Mexique, à l'extérieur du El Rey Theater, une salle de spectacle d'Albuquerque (sud-ouest).

Mais d'autres incidents ont eu lieu et l'installation a été de nouveau suspendue, le 8 mars. Shia LaBeouf avait indiqué, à l'époque, sur son compte Twitter, que des coups de feu avaient été entendus dans les environs.
L'installation anti-Trump de Shia LaBeouf

Drapeau anti-Donald Trump

Le collectif a décidé de modifier son projet et d'installer, dans un endroit tenu secret, un drapeau portant le slogan "He Will Not Divide Us" et dont l'image, filmée en continue, devait être retransmise en direct jusqu'à la fin du mandat.

Mais selon la Foundation for Art and Creative Technology (FACT), de Liverpool, au Royaume-Uni, qui a ensuite accueilli le projet, des "suprémacistes blancs" sont parvenus à trouver l'endroit où était planté le drapeau et l'ont volé. Le FACT, établissement dédié à l'image et aux arts, a pris le relais et mis en place le même drapeau mercredi.

"Les événements ont montré que les Etats-Unis ne sont plus un endroit sûr qui permette à cette œuvre d'exister", ont regretté les trois membres du collectif, dans une déclaration publiée sur le site du FACT.

Mais le répit n'aura été que de courte durée car vendredi, l’établissement a retiré le drapeau, "sur les conseils de la police", a-t-il indiqué sur son site, évoquant des "intrusions".

Le compte Twitter "Ready Player On" (@ReadyPlayerOn) a publié une photo de deux personnes masquées, censées se trouver sur le toît du FACT.
Page d'accueil du compte Tweeter "Ready Player On"

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© DR