L'éternelle starlette Zsa Zsa Gabor a rejoint les étoiles

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/12/2016 à 10H02, publié le 19/12/2016 à 09H35
Zsa Zsa Gabor dans les années 50 à Hollywood

Zsa Zsa Gabor dans les années 50 à Hollywood

© Kobal / The Picture Desk

L'actrice américaine Zsa Zsa Gabor, Miss Hongrie 1936, morte dimanche à 99 ans d'une crise cardiaque, a défrayé la chronique pour ses neuf mariages, ses frasques et ses déboires juridico-financiers, plus que pour ses nombreux films, souvent de seconde zone, même si elle a tourné avec John Huston, Orson Welles, ou Henri Verneuil.

Nécrologie de Zsa Zsa Gabor (VO)

Plastinée

"Scandaleuse" mais généreuse, celle qui n'a "jamais haï un homme  suffisamment pour lui rendre ses diamants" partage ses recettes dans "Comment  trouver un homme, comment le garder et comment s'en débarrasser", publié en 1970.

Mariée à 20 ans avec un diplomate turc de vingt ans son aîné, Sari Gabor aura huit autres époux, tous censés lui offrir fourrures, bijoux et un train de vie flamboyant. Elle divorcera sept fois et son huitième mariage sera annulé  dès le lendemain, sa procédure de divorce n'étant pas terminée.

Elle épousera entre autres le magnat de l'hôtellerie Conrad Hilton, l'acteur britannique George Sanders et en dernières noces, il y a 30 ans  (1986), le prince allemand "auto-proclamé" Frederic von Anhalt qui affirme  avoir été adopté, adulte, par la princesse allemande Marie-Auguste d'Anhalt,  décédée en 1983.
Zsa Zsa Gabor dans "Moulin rouge" de John Huston
En 2010, alors qu'à 93 ans, Zsa Zsa Gabor était hospitalisée à Los Angeles, ce dernier disait vouloir confier à l'anatomiste allemand controversé Gunther von Hagens le soin de "plastiner" son corps après son décès. "Ma femme a  toujours rêvé que sa beauté soit immortelle", selon M. von Anhalt cité par le  quotidien allemand Bild.

Une nature

Née à Budapest, le 6 février 1917, d'un père diamantaire et d'une mère  rêvant d'être actrice, Sari Gabor a 24 ans lorsqu'en 1941, elle quitte la  Hongrie avec ses deux sœurs Eva et Magda pour les Etats-Unis. Les "Gabor  sisters" deviennent célèbres à Hollywood où Zsa Zsa, remarquée par son  franc-parler et son humour, débute à la télévision.

Apparue au cinéma dans "Cinq mariages à l'essai" (Edmund Goulding/1952), elle enchaîne avec "Moulin rouge" (John Huston/1952) puis "Lili" (Charles Walters/1953), "L'ennemi public numéro un" (Henri Verneuil/1953), "La soif du  mal" (Orson Welles/1958). Devenue une célébrité haute en couleurs à Hollywood, elle joue son propre  rôle dans plusieurs films, comme le film d'horreur "Freddy 3 - les Griffes du  cauchemar" (1987). parmi ses "nanars" les plus fameux figure "Queen of Outer Space" en 1958.
"Queen of Outer Spoace" : la bande annonce

De même qu'elle a multiplié les maris et les amants, parmi lesquels elle  cite Frank Sinatra, Richard Burton et Sean Connery, Zsa Zsa Gabor a accumulé les déboires judiciaires et financiers. Elle est notamment condamnée à trois jours de prison pour avoir giflé un policier en 1989, puis à 200.000 dollars d'amende pour la rupture d'un contrat  publicitaire en 1993. En 1994, elle se place sous la protection de la loi sur les faillites pour échapper à ses créanciers, après avoir été condamnée à 3,3 millions de dollars d'amende pour diffamation envers l'actrice Elke Sommer.

Elle poursuivra en justice sa fille unique, Francesca Hilton, l'accusant de  lui avoir volé deux millions de dollars en contractant un prêt immobilier garanti par la luxueuse villa maternelle de Bel-Air (Los Angeles). Une crise  cardiaque a emporté Francesca le 5 janvier 2015, à l'âge de 69 ans.
Le style Zsa Zsa Gabor
La vie s'assombrit sérieusement pour l'actrice en novembre 2002, lorsqu'un grave accident de voiture à Hollywood la laisse partiellement paralysée. Une  procédure judiciaire contre sa coiffeuse, qui était au volant, lui accordera deux millions de dollars de dommages et intérêts.

Fragilisée, elle semble abonnée aux hospitalisations, après notamment une  attaque cérébrale (2005), une opération de la hanche due à une mauvaise chute (2010), l'amputation de la quasi-totalité d'une jambe (2011) suivie de problème cardiaques et pulmonaires.

Pour payer ses frais médicaux (21.000 dollars par mois, selon son mari), elle est alors contrainte de mettre en vente son manoir de 28 pièces à Bel Air. A 74 ans, dans sa biographie écrite avec Wendy Leigh en 1993, Zsa Zsa Gabor  estimait qu'"Une vie c'est beaucoup trop court".