James Bond 007, l'exposition est arrivée à Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/04/2016 à 15H39, publié le 14/04/2016 à 11H45
Affiche de l'exposition consacrée à James Bond, du 16 avril au 5 septembre 2016

Affiche de l'exposition consacrée à James Bond, du 16 avril au 5 septembre 2016

© James Bond 007 l’exposition

Son nom est Bond... James Bond et c'est l'espion le plus célèbre du monde. Élégant, séducteur et accessoirement tueur, le personnage créé par Ian Fleming est devenu une saga unique dans l'histoire du cinéma, racontée dans une exposition qui s'est ouverte samedi 16 avril à Paris.

"Les héros aussi populaires que James Bond, avec une telle longévité, sont rares dans l'histoire du cinéma", explique à l'AFP Meg Simmonds, directrice des archives de EON Productions, société productrice des James Bond. "C'est un personnage qui a une aura mondiale, qui séduit toutes les générations, traverse les frontières. Je pense que c'est unique", ajoute-t-elle.

Reportage : E. Cornet / A. Dupont / B. Vidal

Un manuscrit original signé Ian Fleming

Quelque 500 objets emblématiques de l'agent secret ont été rassemblés pour cette rétrospective, "50 ans de style Bond", qui fait étape à la Grande Halle de la Villette (jusqu'au 4 septembre) après Toronto, Shanghai, Melbourne, Madrid ou Mexico. Elle avait été lancée au Barbican Center à Londres en 2012, à l'occasion du 50e anniversaire du premier épisode de la série, "Dr No", sorti en 1962 sur les écrans avec Sean Connery dans le rôle de 007.
Sean Connery dans DR. No, 1963

Sean Connery dans DR. No, 1963

© Eon Productions / Collection ChristopheL / AFP
L'acteur écossais se glissera à six reprises dans la peau du commandant Bond entre 1962 et 1983. Puis ce fut au tour de George Lazenby (une seule fois), Roger Moore (sept fois), Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig depuis 2006. "Pour incarner James Bond, un acteur doit être très masculin, robuste, mais il doit avoir une certaine sensibilité et un léger sens de l'humour", assure Bronwyn Cosgrave, commissaire de l'exposition.

Les visiteurs franchissent l'entrée en passant dans un tunnel en forme de canon de fusil, évoquant les célèbres génériques d'ouverture des films de la saga. Ils se retrouvent ensuite dans une salle consacrée à Ian Fleming, qui créa le personnage en 1953 et fut lui-même espion pendant la Seconde Guerre mondiale. On peut y voir le manuscrit original de "Dr. No", ainsi que les premières éditions des autres romans de James Bond qui ont été portés à l'écran. On y apprend aussi que l'idée d'appeler le héros de ses romans "James Bond" est venue à l'écrivain en regardant sa bibliothèque où se trouvait l'ouvrage d'un ornithologue qui portait ce nom.

Pistolet de Scaramanga, Aston Martin et chapeau melon aux bords d'acier

L'exposition présente également une réplique du bureau de M, patron des services secrets, et une "Golden room" qui rassemble tous les objets en or de la série, parmi lesquels la réplique grandeur nature de Jill Masterson, retrouvée morte recouverte d'or, dans "Goldfinger". Ou le pistolet du cruel Scaramanga incarné par Christopher Lee dans "L'Homme au pistolet d'or" (1974).

On peut y admirer aussi les nombreux véhicules et gadgets de l'agent secret, dont les Aston Martin DB5 de 1964 et DB10 (conduite par Daniel Craig dans "Spectre"), la moto chevauchée par Pierce Brosnan dans "Demain ne meurt jamais", le chapeau melon aux bords d'acier de Oddjob ("Goldfinger") ou le prototype de chaussures munies d'une lame mortelle portées par Rosa Klebb dans "Bons baisers de Russie".
L’Aston Martin DB10 dévoilée dans l’atelier de Q, Spectre 2015

L’Aston Martin DB10 dévoilée dans l’atelier de Q, Spectre 2015

© David Merle/ James Bond 007 l’exposition
Pour la première fois en Europe, des pièces issues du tournage de "Spectre", sorti en 2015, seront présentées. Parmi elles, le costume blanc de Daniel Craig, la robe en satin portée par Léa Seydoux ou le corset de Monica Bellucci.

Les machoires en acier de Requin

À voir également, les mâchoires en acier de Requin (alias Richard Keil), un des méchants de la saga, avec lesquelles il sectionne le câble d'un téléphérique dans "Moonraker" (1979), mais qui étaient très inconfortables. "Elles le gênaient beaucoup et il devait les enlever entre chaque prise", raconte le réalisateur Lewis Gilbert.

Le parcours se termine par la salle du Palais de Glace, maquette du décor construit pour le film "Meurs un autre jour" (2002) où sont projetées les plus belles scènes d'actions de James Bond dans la neige, depuis "Au service secret de sa Majesté" (1969) jusqu'à "Spectre", 24e volet de la série.

James Bond 007,  l'exposition
Du 16 avril au 4 septembre 2016
Grande Halle de La Villette