Il y a 60 ans disparaissait James Dean, emporté par sa fureur de vivre

Par @Culturebox
Mis à jour le 13/09/2015 à 13H08, publié le 13/09/2015 à 12H13
James Dean dans "La Fureur de vivre" de Nicolas Ray (1955)

James Dean dans "La Fureur de vivre" de Nicolas Ray (1955)

© AFP / Screen Prod / Photononstop

Le 30 septembre 1955 James Dean se tue au volant de sa Porsche sur une route de Californie quelques jours avant la sortie de "La Fureur de vivre". James Dean le rebelle allait devenir l’icône de la jeunesse dans l’Amérique conformiste des années 50

Reportage : P.Deschamps, F.Ortiz, L.Desbois, S.Mateu
 
James Dean, une belle gueule et du sex-appeal à revendre. Sa carrière fut fulgurante avec trois films en 16 mois. Des films emblématiques et une mort brutale à l'âge de 24 ans. Sur sa tombe, on trouve des traces de rouge à lèvres et des cigarettes, celles du héros de "La Fureur de vivre", son film le plus célèbre. Le portrait d’une jeunesse désœuvrée, révoltée, dans l’Amérique conformiste des années 50 et des scènes devenues cultes.
 
James Dean se tue au volant de sa Porsche 15 jours avant la sortie du film en allant participer à une course automobile (chose qui lui avait été interdite par contrat pendant le tournage de "Géant" qui venait de s’achever). La réalité a rejoint la fiction et le public l'identifiera à son personnage. 


Mais qui était vraiment James Byron Dean ?
 
C'est dans la ferme de son oncle dans l'Indiana que James Dean passera 10 ans de sa vie, de 8 à 18 ans, après la mort de sa mère qu’il adorait, emportée par un cancer. Il commence à jouer la comédie au lycée et c'est un professeur qui le pousse, contre l'avis de son père, à partir pour New York tenter sa chance. Ambitieux et sûr de lui James Dean ne veut pas seulement être acteur mais il veut être le meilleur. Actors Studio, petits boulots, et un premier contrat pour une publicité pour une marque de soda puis pour des séries tv.
 
Puis ce sera le théâtre à Broadway, où il étonne avec des rôles de plus en plus difficiles. Son jeu et sa diction séduisent alors Elia Kazan qui lui offre dans "A l'est d'Eden" le rôle du fils mal-aimé.
 
James Dean voulait vivre vite, trop vite peut-être. Ironie de l’histoire, deux jours avant de mourir il apparaissait dans une campagne de prévention routière pour inciter les jeunes conducteurs à rouler doucement…