Il y a 45 ans, Bourvil, l'enfant du Pays de Caux, tirait sa révérence

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/09/2015 à 12H58, publié le 24/09/2015 à 12H31
Bourvil,  le comique paysan orginaire du Pays de Caux en 1956

Bourvil,  le comique paysan orginaire du Pays de Caux en 1956

© ZUMAPRESS

Toute sa vie, Bourvil, monstre sacré du cinéma français, a porté la Normandie dans son cœur. Originaire du Pays de Caux, l'artiste créa de toute pièce son personnage de paysan comique avant de tourner avec les plus grands. "Le mur de l'Atlantique" fut son dernier film en 1970, avant d'être emporté par un cancer à l'âge de 53 ans.

Tout comme Fernandel qu'il admirait tant, Bourvil est devenu une grande vedette populaire et a fini comme monstre sacré du cinéma français. De son vrai nom, André Raimbourg, l'artiste-comédien est originaire du Pays de Caux. Né en 1917 à Prétot-Vicquemare, ce fils de cultivateurs emprunta son nom de scène au village natal de sa mère "Bourville".  Fier de ses origines modestes, Bourvil restera toute sa vie attaché à sa région. Retour en image sur le brillant parcours d'un homme discret et modeste. 

Reportage : Virginie Ducroquet -  Justine Giet


C'est en 1936 que Bourvil décide de "faire l'artiste" comme Fernandel qu'il admire tant. En 1942, un prestigieux cabaret sur les Champs Elysées le remarque. Sa carrière est lancée. Bourvil a plusieurs cordes à son arc. Passionné de musique, il joue de l'accordéon, de l'harmonica et du piston. Il joue un personnage de paysan comique dans des sketches et se fait également connaitre grâce à ses chansons devenues depuis de grands classique comme "Le petit bal perdu" ou "Salade de fruits".

Mais derrière son personnage de drôle naif se cache un homme intelligent et ambitieux. Il tournera dans plus de 60 films. Parmi les plus populaires, ceux dirigés par Gérard Oury : "Le Corniaud", "La Grande Vadrouille" et "Le Cerveau". Pendant longtemps il incarne surtout des gentils ou des simplets.

Mais pour cette gueule du cinéma français, lorsqu'on lui confie des rôles dramatiques, c'est la consécrationThénardier dans l'adaptation des "Misérables" de Jean-Paul Le Chanois ou le mari de Michèle Morgan dans "Le miroir à deux faces".. Etre crédible dans des rôles dramatique sera sa plus grande fierté. 
 

"Le mur de l'Atlantique fut son dernier film en 1970. Un tournage terrible entre deux chimios pour soigner son cancer des os. Une maladie que jamais Bourvil n'évoquera de son vivant.