Gérard Depardieu apprend à faucher les foins au Bélarus

Par @Culturebox
Publié le 23/07/2015 à 16H05
Gérard Depardieu et Alexandre Loukachenko mercredi 22 juillet 2015.

Gérard Depardieu et Alexandre Loukachenko mercredi 22 juillet 2015.

© Andrey Stasevich/AFP

Gérard Depardieu a appris mercredi à faucher les foins en compagnie du dirigeant du Bélarus, l'autoritaire Alexandre Loukachenko, qui avait invité l'acteur dans sa résidence présidentielle.

Sur des photos et une vidéo diffusées par les autorités de cette ex-république soviétique nichée entre la Russie et la Pologne, on aperçoit les deux hommes s'attelant aux travaux des champs dans le décor bucolique du domaine de la résidence présidentielle d'Ozerny et dans une ferme attenante, au nord-est de Minsk.

Alexandre Loukachenko, vêtu d'un survêtement aux couleurs du Bélarus, a alors enseigné à Gérard Depardieu, après une promenade dans la résidence, l'art de manier la faux.

"Là où je suis allé, c'est merveilleux on dirait la Suisse. Les routes sont impeccables, il y a de très jolies étangs, de belles maisons", a déclaré l'acteur français. "Je vois que les gens sont heureux, calmes, et que ce pays doit être très agréable à vivre", a-t-il ajouté, sous le regard satisfait d'Alexandre Loukachenko.

Selon le bureau du président biélorusse, les deux hommes ont en outre "discuté de façon informelle du soutien à l'agriculture dans le monde et du développement de la technologie en faveur de l'agriculture biologique".

Gérard Depardieu a obtenu la nationalité russe en 2013 et est depuis apparu dans une série et des publicités à la télévision russe.

L'acteur de 67 ans, habitué des provocations, s'est déjà affiché avec d'autres dirigeants controversés comme Vladimir Poutine, dont il soutient la politique, ou le président tchétchène Ramzan Kadyrov.

Arrivé au pouvoir en 1994, M. Loukachenko est considéré par de nombreux observateurs et défenseurs des droits de l'homme comme un dirigeant autoritaire et peu respectueux des libertés. Sa dernière réélection, avec près de 80% des suffrages en décembre 2010 pour un quatrième mandat, avait été marquée par une violente répression de l'opposition, qui dénonçait des fraudes. Il a annoncé en juin sa candidature à un cinquième mandat, la prochaine élection présidentielle étant programmée le 11 octobre.