Depardieu tacle les États-Unis, "un peuple qui a sans cesse détruit l'autre"

Par @Culturebox
Publié le 08/10/2015 à 11H49
Gérard Depardieu dans la pièce "La Musica Deuxième", au Théâtre des Variétés de Moscou (7 octobre 2010)

Gérard Depardieu dans la pièce "La Musica Deuxième", au Théâtre des Variétés de Moscou (7 octobre 2010)

© Ramil Sitdikov / RIA Novosti / AFP

Depuis Moscou, l'acteur Gérard Depardieu a estimé mercredi que les États-Unis étaient "un peuple qui (avait) sans arrêt détruit l'autre", ajoutant qu'il préférait "être Russe".

"Les États-Unis ? C'est un peuple qui a sans arrêt détruit l'autre. Ils se sont battus entre eux, ils ont détruit les Indiens, après ils ont fait l'esclavage, puis il y a eu la guerre de Sécession", a déclaré l'acteur lors d'une interview avec des journalistes russes diffusée jeudi sur France Inter.

Gérard Depardieu s'exprimait quelques jours après que le président russe Vladimir Poutine a lancé en Syrie, ravagée par la guerre civile, une intervention militaire, donnant un second souffle au régime de Bachar al-Assad et lui permettant de lancer une offensive terrestre.

Lancée fin septembre, cette intervention de l'armée russe a causé de nouvelles tensions avec la coalition dirigée par Washington, au sein de laquelle plusieurs voix accusent Moscou de ne pas diriger ses frappes contre l'État islamique mais contre d'autres groupes opposés au régime en place.

"Partout où ils passent, ils font des foyers de merde"

"Après ce sont eux (les Américains) les premiers qui ont utilisé la bombe atomique. Partout où ils passent, ils font des foyers de merde. Non, je préfère être russe", a ajouté l'acteur, devenu citoyen russe il y a plus de deux ans sur intervention de Vladimir Poutine.

"Et puis si les Européens arrêtent d'écouter ces Américains, eh bien je serai plus heureux, voilà", a-t-il conclu avant de se produire sur la scène d'un théâtre moscovite pour interpréter, aux côtés de Fanny Ardant, "La Musica deuxième", une pièce de Marguerite Duras.