Depardieu évoque ses copains présidents et tacle Hollande

Par @Culturebox
Mis à jour le 17/04/2014 à 20H44, publié le 17/04/2014 à 20H28
Gérard Depardieu le 2 avril 2014 au Parc des Princes pour le match PSG - Chelsea de Ligue des Champions de football

Gérard Depardieu le 2 avril 2014 au Parc des Princes pour le match PSG - Chelsea de Ligue des Champions de football

© Jean-Marie Hervio / DPPI Media

Parti sur les traces d'Alexandre Dumas dans le Caucase, Gérard Depardieu parle avec truculence de ses vieux potes présidents : Vladimir Poutine, qu'il admire, François Mitterrand ou Fidel Castro, avec qui il a partagé festins et bonnes bouteilles, dans une interview au mensuel "Casemate". Il est bien moins tendre avec l'actuel locataire de l'Elysée.

En 1858, Alexandre Dumas était accompagné par un peintre pour son périple caucasien. En 2014, Gérard Depardieu a embarqué l'auteur de BD Mathieu Sapin, qui l'a croqué pendant le tournage du film "Retour au Caucase, Gérard Depardieu dans les pas d'Alexandre Dumas", qui sera diffusé sur Arte le 4 mai.

"Mitterrand se serait bien entendu avec Poutine"
"Je voyais Mitterrand très souvent à l'Elysée", raconte-t-il dans le magazine de BD "Casemate" à paraître vendredi. "Il voulait tout savoir sur les histoires de fesses du Tout-Paris. Je suis sûr qu'il se serait très bien entendu avec Poutine", affirme Gérard Depardieu, se souvenant des "belles choses dans les caves" de l'Elysée. "Un jour chez Jack Lang, je revois Mitterrand enlever ses petites chaussures et se mettre à chanter Comme un garçon. Du Sylvie Vartan !", s'attendrit Depardieu.

L'acteur, qui s'est exilé en Belgique, comme le fit Dumas, puis en Russie, se montre beaucoup moins indulgent avec François Hollande qu'il qualifie de "petit bolchévique en train de tuer les classes moyennes".

Mathieu Sapin fréquente, lui, régulièrement l'Elysée pour travailler à son nouvel album, "La vie quotidienne au Château sous François Hollande", à paraître chez Dargaud. Il avait déjà suivi le candidat PS en campagne pour un précédent album. Le dessinateur projette aussi de raconter en BD les aventures de Depardieu au Caucase.

"Poutine, c'est quelqu'un !"
"Poutine, lui, c'est quelqu'un !", s'exclame l'acteur, disant apprécier sa "loyauté" et "sa discrétion"... "Je sais quand il écoute, je sais quand on le fait chier". L'acteur passe "environ cinq mois par an en Russie". Mais il ajoute : "Je fais toujours vivre une centaine de salariés en France." L'irréductible Obélix du cinéma raconte enfin avoir ouvert une rôtisserie. "J'ai vendu une franchise aux Russes contre un fixe. La première à Saint-Pétersbourg, ensuite Moscou. J'exporte le savoir-faire français !"

Gérard Depardieu raconte encore son amitié avec l'ex-président cubain Fidel Castro, à qui il fait découvrir rillettes maison et alcool de prune, avant de se lancer dans le forage pétrolier... "Je suis resté vingt ans avec Fidel Castro, jusqu'au jour où il est tombé de son estrade, ensuite je ne l'ai jamais revu. On passait des nuits entières à discuter..."

Côté BD, Gérard Depardieu, fan d'Astérix et grand ami d'Albert Uderzo, avoue en revanche avoir "toujours détesté Tintin, avec son pantalon à la con". Il dit aussi aimer beaucoup "Le Petit Nicolas", lui qui a été si peu écolier.