Décès de Harold Ramis, le réalisateur d’"Un Jour sans fin"

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/02/2014 à 15H36, publié le 25/02/2014 à 08H58
Harold Ramis en 2009

Harold Ramis en 2009

© Rex Features / REX / SIPA

Harold Ramis, réalisateur de la comédie "Un Jour sans fin" et aussi acteur de "SOS Fantômes" est mort lundi à l’âge de 69 ans.

Le cinéaste américain, qui résidait depuis toujours à Chicago, est mort des suites d’une maladie rare des vaisseaux sanguins, dont il souffrait depuis plus de quatre ans, a indiqué sa femme Erica Mann Ramis au Chicago Tribune.
 
Harold Ramis alliait dans ses films l'originalité et le sens de l'absurde dans un parfait équilibre que des acteurs ou réalisateurs comme Adam Sandler et Judd Apatow ont pris pour modèle.
La bande annonce d'"Un Jour sans fin" de Harold Ramis
 
De l’improvisation à la réalisation
Ramis avait commencé à percer en 1969 en rejoignant le groupe d'improvisation de Chicago Second City où jouaient le comédien John Belushi et ceux qui allaient devenir ses partenaires de "S.O.S. Fantômes", Bill Murray et Dan Aykroyd.
 
Il part ensuite au Canada pour écrire ou jouer dans l'émission de télévision loufoque SCTV, avant de démarrer une carrière à Hollywood en collaborant avec le réalisateur et producteur Ivan Reitman, réalisateur de "S.O.S. Fantômes".
 
Il signe en 1980 son premier film "Caddyshack - Le Golf en folie", puis  joue le rôle du docteur Egon Spengler dans "S.O.S. Fantômes" dont il cosigne le scénario, gros succès au box-office, avec Sygourney Weaver, en 1984.
 
"Un Jour sans fin", un film culte
Sans atteindre la gloire en tant qu'acteur, le réalisateur a su  mettre en valeur les talents pour la comédie d'acteurs comme Bill Murray, Chevy Chase, Billy Crystal, Michael Keaton et Robert De Niro dans des films comme "Mes doubles, ma femme et moi" (1996), "Mafia Blues" (1999) ou le culte "Un Jour sans fin" (1993), avec  Bill Murray et Andie MacDowell.

"Un jour sans fin" ("Groundhog Day" en VO) met en scène un présentateur météo (Bill Murray) contraint d'aller tourner un sujet dans un bled de Pennsylvanie sur le "jour de la marmotte" qui annonce l'approche ou non du printemps. Blasé, bougon, insupportable, acariâtre, le journaliste ne pense qu'à rentrer chez lui. Mais un phénomène inexpliqué le fait revivre ad vitam aeternam cette même journée cauchemardesque. Il doit alors s'adapter et va changer du tout au tout. Le film renoue avec la veine d'un Frank Capra, avec un humour relevant autant de l'absurde que du métaphysique, absolument irrésistible, et demeure sans doute une des meilleures comédies jamais réalisées. 
 
Le dernier film de Harold Ramis,  "L'An 1 : Des débuts difficiles", sorti en 2009, est également une comédie. Elle se déroule au temps de la préhistoire avec Jack Black et Michael Cera, mais n'a laissé guère d'empreinte.