César 2013 : Jamel Debbouze promet d'être un "président anormal"

Par @Culturebox
Publié le 02/02/2013 à 19H30
Jamel Debbouze, futur "président anormal"... des César, en marche vers le Fouquet's, sur les Champs-Elysées, dans la cohue... (2/2/2013)

Jamel Debbouze, futur "président anormal"... des César, en marche vers le Fouquet's, sur les Champs-Elysées, dans la cohue... (2/2/2013)

© Fabien de Serres / Sipa

"Je serai un président anormal en restant moi-même, mais en essayant de camper ce rôle avec tout le sérieux qu'on ne me connaît pas !", a promis samedi Jamel Debbouze, qui présidera la 38e cérémonie des César 2013 le 22 février au Châtelet.

"Fier, heureux et flatté", l'acteur et humoriste a étrenné samedi ses nouvelles fonctions en présidant le traditionnel "déjeuner des nommés", au Fouquet's, avec pour invités les 173 acteurs, réalisateurs et techniciens en lice dans 21 catégories et désignés par les 4.055 membres votants de l'Académie des Sciences et Techniques du cinéma qui organise la cérémonie.

"Ce sera solennel mais avec un esprit de fête. Seuls le métier et les Parisiens pensent que les César sont ennuyeux... Je reste fasciné par cette cérémonie. Là d'où je viens, c'est un spectacle qui a toujours fait rêver", a assuré Jamel Debbouze qui a passé ses jeunes années à Trappes, dans les Yvelines.

L'émotion des nommés
A deux pas, les nommés défilaient sur tapis rouge, comme lors d'une répétition générale, avec une nuée de photographes et de cameramen, après distribution du diplôme de nommé, représentant déjà pour tous, espoirs comme confirmés, une récompense à part entière. Très ému, Denis Lavant en course pour le César du meilleur acteur pour "Holy Motors" de Leos Carax, a confié, cité par l'AFP :"C'est intéressant d'être admis et important pour une survie artistique de voir son travail reconnu par une nomination." Également en course dans la même catégorie pour "Le Prénom", Patrick Bruel ressent, pour sa part, sa sélection "comme un magnifique moment".

Parmi les espoirs, le jeune Félix Moati en lice pour "Télé Gaucho", considère sa nomination comme "extraordinaire", "d'autant plus que le film n'a pas eu le succès escompté". Et d'ajouter : "Michel (Leclerc, le réalisateur, ndlr) m'a dit : 'Avec les César, tu montes sur le ring pour le dernier round'."

"Camille redouble", grand favori
La réalisatrice et actrice Noémie Lvovsky, grande favorite avec 13 nominations pour "Camille redouble", François Ozon, Jacques Audiard, Fabrice Luchini, Benoît Jacquot, Ernst Umhaueur ("Dans la maison"), le chanteur et compositeur Gaétan Roussel, Lola Dewaere, Corinne Masiero, autres nommés, ainsi que Éric Garandeau, le président du Centre national du Cinéma, le producteur Alain Terzian, président de l'académie des César, Antoine de Caunes, le maître de cérémonie, et Rodolphe Belmer, directeur général du groupe Canal+ (la chaîne cryptée retransmet chaque année la cérémonie en clair), étaient également présents.

Avec dix nominations dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur, le film "Amour" n'était pourtant pas représenté. Michael Haneke n'était pas à Paris, tandis que Emmanuelle Riva, bientôt 86 ans, et Jean-Louis Trintignant, 82 ans, se sont décommandés.

Un mode d'emploi implacable pour les bavards
En plus de leur diplôme de nommé, les artistes invités sont repartis avec le mode d'emploi officiel de la cérémonie : "N'hésitez pas à préparer votre discours. De l'avis des anciens, cela reste la meilleure façon de gérer le stress... Et si vous vous attardez un peu trop, Antoine de Caunes viendra gentiment vous aider à sortir de scène..."