20 ans après sa mort, Marcello Mastroianni reste l'acteur italien par excellence

Par @Culturebox
Mis à jour le 18/12/2016 à 17H56, publié le 18/12/2016 à 16H05
Marcelle Mastroianni dans "Huit et demi" de Federico Fellini 

Marcelle Mastroianni dans "Huit et demi" de Federico Fellini 

© ITALFOTO/MAXPPP

Cela fera 20 ans demain que l'immense comédien italien nous a quittés. A cette occasion, le 13 heures de France 2 a choisi de retracer sa vie et sa formidable carrière, ponctuée de chefs-d'oeuvre comme "La dolce vita" ou "Huit et demi" de Federico Fellini. Malgré son succès, l'acteur italien le plus célèbre au monde est toujours resté un homme simple.

Reportage P. Deschamps, F. Crimon

Né en 1924 dans la région du Latium, entre Rome et Naples, Mastroianni devient très tôt un passionné du 7e art. Dès l'âge de 11 ans, il rôde dans les studios de cinéma de Cinecitta. Après une succession de petits rôles, il s'inscrit au Centre universitaire de théâtre et rencontre Luchino Visconti qui le forme et qui va changer sa vie. C'est lui qui lance sa carrière au cinéma en lui confiant le rôle principal des "Nuits blanches" en 1957.

Trois ans plus tard, Fellini lui offre la gloire avec "La dolce vita", devenu un film culte, notamment grâce à sa scène mythique où Anita Ekberg se baigne dans la fontaine de Trévi, à Rome. 
 

Marcello Mastroianni et Anita Ekberg dans "La dolce vita" de Federico Fellini 

Marcello Mastroianni et Anita Ekberg dans "La dolce vita" de Federico Fellini 

© picture-alliance //MaxPPP

Latin lover malgré lui

Commence alors sa réputation de "latin lover" dont il se défendra toute sa vie. Il ne s'est pourtant jamais caché d'être un homme à femmes. Silvana Mangano, Anita Ekberg, Anouk Aimée, Claudia Cardinale, Ursula Andress, Faye Dunaway, Sophia Loren... La légende lui prête des aventures avec de nombreuses actrices. Sans oublier Catherine Deneuve, rencontrée sur le tournage de "Lisa" de Marco Ferreri, avec qui il va vivre une liaison passionnelle de quatre ans et dont il aura une fille en 1972, Chiara. Pourtant, l'icône de Cinecitta restera marié toute sa vie à la même femme, Flora Carabella. Leur fille Barbara Mastroianni-Carabella, née en 1951, est devenue costumière de théâtre. "Il disait de lui qu'il avait eu beaucoup de chance, sachant d'où il venait" confie-t-elle. "Il était né dans une famille non pas pauvre mais modeste. Il voyait bien le chemin parcouru". 
 

Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve en 1970 à Cannes 

Marcello Mastroianni et Catherine Deneuve en 1970 à Cannes 

© picture alliance //MaxPPP

Une carrière internationale 

Son parcours d'acteur l'a amené à jouer pour les plus grands réalisateurs italiens comme Luchino Visconti, Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Dino Risi, Ettore Scola, Mauro Bolognini, Marco Ferreri ou encore Vittorio de Sica. Sans rompre avec le cinéma italien, il a également tourné avec de nombreux cinéastes étrangers : Jules Dassin, Louis Malle, John Boorman, Roman Polanski, Jacques Demy, Yves Robert, Théo Angelopoulos, Nikita Mikhalkov, Bertrand Blier, Agnès Varda... La liste est longue ! 

Marcello Mastroianni et Sophia Loren dans "Une journée particulière" d'Ettore Scola 

Marcello Mastroianni et Sophia Loren dans "Une journée particulière" d'Ettore Scola 

© SNAP/Entertainment Pictures/ZUMAPRESS.com

Au cours de sa carrière, Marcello Mastroianni a reçu de multiples récompenses. Il a même eu l'honneur de laisser ses empreintes de mains dans le ciment du trottoir de Hollywood Boulevard, à Los Angeles. 

Malgré ce succès planétaire et sa réputation de séducteur, le comédien est toujours resté humble et d'une grande simplicité. "On l'aimait beaucoup parce que c'était une personne très simple, très normale" souligne Claudia Cardinale avec qui il a tourné à plusieurs reprises. 

Une superstar restée très simple 

Sa fille Chiara disait de lui : "Quand le ciel est nuageux, il arrive à te faire croire qu'il y a du soleil". La douce et belle vie de Marcello Mastroianni s'est arrêtée le 19 septembre 1996 : le monstre sacré a succombé à un cancer du pancréas. Il reste au firmament du 7e art pour l'éternité. 

Jean A. Gili, spécialiste du cinéma italien, vient de lui consacrer un livre préfacé par Jacques Perrin et paru aux Editions de la Martinière. 

livre marcello