"The Finest Hours" : Maman, les demi-bateaux qui vont sur l'eau...

Par @pygrenu Rédacteur en chef de Culturebox
Mis à jour le 20/02/2016 à 17H34, publié le 20/02/2016 à 17H32
"The Finest Hours" de Greg Gillespie 

"The Finest Hours" de Greg Gillespie 

© The Walt Disney Company France

Deux pétroliers se brisent en deux dans une mer déchaînée, le scénario catastrophe. Un combat contre la montre s'engage pour en sauver les équipages. Cette grosse production Disney retrace avec brio une équipée maritime mythique, au début des années cinquante. Un film de genre bien tenu, aux images souvent époustouflantes.

La note Culturebox

4
4/5
La tempête gronde, les vagues se déchaînent. Pas de chance, c'est ce jour-là que le jeune garde-côtes Bernie Webber a prévu d'annoncer à son chef son intention de se marier avec la déterminée Miriam… Bernie espérait une bénédiction, il se retrouve envoyé dans l'Atlantique en furie, à bord d'une coquille de noix, pour essayer de retrouver l'équipage d'un des deux pétroliers en détresse. Une mission impossible que le jeune homme va tenter de mener à son terme, en risquant sa vie et celle de ses équipiers…

Voilà un film de genre réussi et sans surprises majeures. La production est impeccable, Disney sait faire. L'ambiance des années 50 est là, et, surtout, la reconstitution de l'ouragan en mer est impressionnante. Avec en particulier, deux scènes très réussies : le passage de la barre de Chatham, un banc de sable dont la position mouvante rend les sorties quasiment impossibles lors des tempêtes les plus violentes, et la récupération épique des rescapés d'un des pétroliers, bien trop nombreux pour le petit bateau de sauvetage.

Tout à la gloire de ces hommes qui mettent régulièrement leur vie en jeu pour sauver les marins en danger ("Coast Guards", notamment, avait abordé le même thème, mais de façon nettement moins convaincante), ce film vaut donc d'abord par ses scènes spectaculaires. Dans le genre, il sera difficile de faire mieux. Mais il prend le temps d'installer des personnages attachants, et restitue bien l'angoisse de ceux qui restent sur la terre ferme, sans en rajouter exagérément sur les traditionnels amitiés et inimitiés viriles de la grande famille des gens de mer ou sur l'exemplarité de ces "héros-qui-sauvent-l'Amérique".
"The Finest Hours" de Greg Gillespie. © The Walt Disney Company France

La compagnie Disney, qui a offert à l'Australien Greg Gillespie un budget conséquent (85 millions de dollars), peut être satisfaite de l'utilisation de ses deniers. A terre ou en mer, "The Finest Hours" garde le cap, et nous offre du suspense et des sensations fortes. Un bon bol d'embruns que peuvent même s'offrir tous ceux qui n'ont pas le pied marin.

La fiche

Film américain de Greg Gillespie – Avec Chris Pine, Casey Affleck, Eric Bana et Holliday Grainge – Durée : 1h57 –Sortie : 24 février
Synopsis : le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres. Le SS Pendleton et le SS Fort Mercer, en route respectivement pour Boston et Portland, sont littéralement brisés en deux. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Les garde-côtes de Chatham vont tenter le sauvetage à bord d'un minuscule bateau de 11 mètres, un challenge qui semble impossible à relever…