"Prometheus", retour flamboyant de Ridley Scott à la SF

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 29/05/2012 à 12H35
Prometheus, le dernier film très attendu de Ridley Scott

Prometheus, le dernier film très attendu de Ridley Scott

© 20th Century Fox

Décors spectaculaires, créatures terrifiantes, robot androïde, scientifiques en quête du berceau de l'humanité sur une planète hostile : avec "Prometheus", Ridley Scott, le créateur d'"Alien", signe un retour magistral à la science-fiction, 30 ans après "Blade Runner".

En salles mercredi, cette grande claque visuelle en 3D aux effets spéciaux vertigineux partage "un ADN commun avec Alien dans ses huit dernières minutes", confiait en avril le réalisateur britannique, qui n'avait révélé que très peu d'images du film, tourné dans les studios Pinewood en Angleterre mais aussi en Islande et en Ecosse, notamment.

Science-fiction, de Ridley Scott, avec Michael Fassbender, Charlize Theron, Noomi Rapace - 2h 03min - Sortie : 30 mai 2012   Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.


Synopsis : après deux ans de voyage dans l'espace, le vaisseau Prometheus, conduit par le capitaine Janek (Idris Elba, héros de la série "Luther"), se pose sur une planète inconnue aux confins de l'univers, LV-223. La mission, financée par la Weyland Corporation présidée par un vieillard avide sous des dehors idéalistes, envoie une équipe de scientifiques à la  recherche des origines de l'humanité.

A la source de ce périple, des pictogrammes retrouvés dans plusieurs grandes civilisations terrestres que l'une des archéologues, Elizabeth Shaw interprète comme l'appel d'une puissance inconnue. Dans le rôle, la  Suédoise Noomi Rapace, ex-Lisbeth Salander du premier "Millenium" au cinéma.

Prométhée des temps modernes 

"Ils sont partis chercher nos origines, ce qu'ils ont trouvé pourrait être notre fin", résume Ridley Scott, 74 ans, dont le titre du film renvoie au mythe  grec de Prométhée, chassé de l'Olympe pour avoir volé le feu aux dieux au  profit des humains, ou la folle et vaine tentation des hommes de se mesurer au créateur.

La glaciale Meredith Vickers (Charlize Theron), déléguée par la Wayland Corporation pour encadrer les scientifiques, endosse le rôle de la femme forte qu'incarnait Sigourney Weaver dans "Alien".

Charlize Theron, Idris Elba dans Prometheus, de Ridley Scott

Charlize Theron, Idris Elba dans Prometheus, de Ridley Scott

© Twentieth Century Fox France

Elizabeth Shaw, elle aussi, témoigne d'une force indomptable et d'un instinct de survie à toute épreuve. "Tous mes personnages féminins sont des femmes fortes. Les hommes, les  femmes, tout le monde y gagne", estime le réalisateur.

Pour seconder Vickers, Ridley Scott a fait appel à Michael Fassbender  ("Hunger", "Shame"), qui prête ses traits à David, robot androïde aux allures de Lawrence d'Arabie, son film préféré dont il connaît par coeur les  répliques... Il parle aussi toutes les langues ancestrales de la Terre.

Comme il se doit, les héros vont aller de découvertes pleines d'espoir en confrontations terrifiantes. Et la quête existentielle des survivants va devoir continuer.

Un concentré des univers de Ridley Scott

Les fans devraient être comblés grâce à un casting de choix, des effets  spéciaux spectaculaires, des créatures et décors cauchemardesques imaginés par l'artiste suisse H.R. Giger, créateur du fameux Xénomorphe d'"Alien". Même si le scénario recèle quelques zones obscures.

Sir Ridley Scott, anobli par la Reine en 2003, explique avoir voulu tenter de répondre aux questions laissées sans réponse par "Alien" (1979) et ses suites : Qui était cette créature monstrueuse ? D'où venait-elle ? Quelle était sa mission ? Quelles technologies son espèce maîtrisait-elle ?


Mais bien que le point de départ du projet ait été un préquelle d'"Alien, le 8e passager", l'ensemble a évolué vers une nouvelle mythologie, un nouvel univers grandiose, affirme Ridley Scott. On y retrouve aussi les relations fascinantes entre robots et humains, au coeur de "Blade Runner", le film culte du réalisateur.