Nakache/Toledano : ils ont toujours "Le Sens de la fête" !

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/10/2017 à 19H45, publié le 04/10/2017 à 16H00
"Le sens de la fête" de Nakache et Toledano

"Le sens de la fête" de Nakache et Toledano

© Gaumont distribution

Après "Intouchables" (19,3 millions d’entrées) et "Samba" (3 millions) les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano feront-ils mouche avec "Le Sens de la fête" ? Cette plongée dans les coulisses d’un mariage guindé, du côté d’une équipe des cuisiniers et serveurs commandés par un petit patron dépressif (Jean-Pierre Bacri) a déjà largement séduit les critiques.

La note Culturebox

4
4/5
Déjà conquis, les critiques et le public des avant-premières. Grâce à des gags-à-gogos, un humour bienveillant mais pas naïf et un message plein d’espoir sur le vivre-ensemble.

Il fallait y penser. Si les comédies mettant en scène un mariage sont légions en France comme dans les pays anglo-saxons, personne n’avait encore choisi de tourner les caméras vers les cuisines. "Un terrain de jeu formidable", avoue Olivier Nakache, co-auteur et réalisateur.

Reportage Pascale Deschamps, D.Dahan, D.Turpin, N.Pagnotta

Voici donc Max, un traiteur proche de la retraite qui doit organiser des noces très chics dans un château du XVIIe. Seulement voilà : le marié est tatillon et arrogant, le DJ prévu déclare forfait, un serveur manquant est remplacé au pied levé par un bras cassé (formidable Alban Ivanov) qui ne sait pas que le loup est un poisson, le photographe (Jean-Paul Rouve) joue les pique-assiettes, etc…

Une galerie de personnages maladroits et touchants, servis par un casting 5 étoiles (Gilles Lellouche, Benjamin Lavernhe, Vincent Macaigne,  Eye  Haïdara - retenez bien son nom…), qui vont finir par sauver le mariage du naufrage. Et c’est là que ce "sens de la fête" prend tout son sens, justement. Cette micro société à l’image de la grande, diverse et métissée, déchirée par toutes sortes de querelles, va devoir trouver en elle-même les moyens de résoudre ses problèmes, à coups d’initiatives et de bonne volonté.

Ecrit après les attentats de novembre 2015, le film voulait mettre en avant "Le Sens de la fête", déclencher les rires dans les salles obscures autant qu’exalter les principes de solidarité et d’entraide. Mais "sans naïveté", dit Eric Toledano. "Les temps sont difficiles" (l’un des titres envisagés pour le film à un moment donné ), mais d’autres racontent ça beaucoup mieux que nous. Nous, nous avions envie de montrer le côté lumineux des choses".
D’où cette comédie absolument hilarante que certains trouveront pleine de bons sentiments – et alors ?