Jean-Pierre Mocky : "Bigard, c'est le Gabin d'aujourd'hui !"

Par @Culturebox
Mis à jour le 07/03/2016 à 18H39, publié le 07/03/2016 à 16H59
Jean-Pierre Mocky a tourné son dernier film, "Le Cabanon rose" en Ardèche à l'été 2015. Il est venu le présenter en avant-première aux figurants et aux habitants de Largentière. 

Jean-Pierre Mocky a tourné son dernier film, "Le Cabanon rose" en Ardèche à l'été 2015. Il est venu le présenter en avant-première aux figurants et aux habitants de Largentière. 

© France 3 / Culturebox

Jean-Pierre Mocky était à Largentière en Ardèche pour une projection en avant-première de son nouveau film tournée dans la cité ardéchoise. L'occasion pour le réalisateur et les habitants de découvrir "Le cabanon rose", tiré d'un fait divers qui s'est déroulé à Saillans dans la Drôme. Dans le rôle principal : Jean-Marie Bigard.

Séance spéciale à Largentière avec "Le Cabanon Rose", le dernier long métrage de Jean-Pierre Mocky tourné l'été dernier en Ardèche et dont la sortie est prévue fin mars.

Le réalisateur et l'acteur Bernard Menez étaient présents pour la projection en avant-première parmi les figurants et les habitants de la commune. 

Reportage : Vanessa Fize, Nicolas Ferro et Claire Thomas

200 figurants ont participé au tournage du film créant ainsi l'évènement dans la région. La  projection en avant-première du film était donc un rendez vous attendu pour les habitants qui l'ont accueilli avec plaisir. "On fait des kilomètres avec des virages et c'est vraiment très beau", décrit le réalisateur qui a beaucoup apprécié le tournage en Ardèche. 

De "Détective" au "Cabanon rose"

Basé sur des faits réels, "Le cabanon rose" de Jean-Pierre Mocky est un film loufoque et cocasse inspiré d'une énigme plutôt insolite que le réalisateur découvre en lisant "Détective", un journal à sensation qu'il emprunte alors à son ami François Truffaut

A l'époque, le fameux Cabanon rose est un lieu au milieu des vignes du pays drômois, transformé par un paysan en maison close. Il y avait de nombreuses photos de paysans aux têtes burinées. J’ai de suite été passionné. Les types disparaissaient tour à tour : le maire, le boucher, le coiffeur...", confiait le réalisateur au Dauphiné.

"Bigard c'est le Gabin d'aujourd'hui"

Fréquenté par les notables de la région, le cabanon devient alors le lieu de mystérieuses disparitions de ces hommes. L'inspecteur Pelu (Christophe Fluder) mène l'enquête aux côtés de l'adjudant chef de la brigade de gendarmerie joué par Jean-Marie Bigard que le cinéaste compare à Gabin. "Il a une gueule et de la personnalité et personne ne l'utilise, alors moi j'ai décidé de le sortir, comme j'ai sorti Kristin Scott Thomas ou Juliette Binoche", souligne-t-il. 

Un film féministe à la Mocky 

Le mystère sera résolu des années plus tard : pour se venger de leurs maris trompeurs, les femmes du village les faisaient disparaître en les empaillant ! Ainsi naturalisés, les messieurs ont été retrouvés en assez bon état quinze ans après dans une grotte, raconte avec délectation Jean-Pierre Mocky. "On m'a souvent reproché de faire des films misogynes, avec celui-ci je fais mon premier film féministe", lance encore le réalisateur prolifique, auteur de près de 100 films. 

Le Cabanon Rose - Résumé

L’histoire se base sur un fait divers qui s’est passé à Saillans, dans la Drôme, en 1924. C’est un joli cabanon en bois, situé au milieu des vignes, aux fenêtres et appui de fenêtre rose. Un cabanon habité par un paysan, peintre fou à ses heures perdues, qui ne peint que des femmes nues. Après sa mort, un autre paysan décide de transformer le lieu en maison de rendez-vous. Le bordel attire vite tous les notables du coin. Mais tous ceux qui le fréquentent disparaissent au fur et à mesure. Un nain, l'inspecteur des assurances Pelu est dépêché pour mener l’enquête.Le

"Le cabanon rose", un  film de Jean-Pierre Mocky avec Jean-Marie Bigard, Christophe Fluder, Bernard menez, Grace de Capitani, Henri Guybet, Richard Gotainer...