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Ce soir, à 21h45

"Gimme the Loot" : la guerre des graffs

Publié le 01/01/2013 à 17H38
Tysheeb Hickson et Zoë Lescaze dans "Gimme the Loot" d'Adam Leon

Tysheeb Hickson et Zoë Lescaze dans "Gimme the Loot" d'Adam Leon

© Diaphana Films
Projeté dans la section "Un Certain regard" au dernier Festival de Cannes, et au Festival du cinéma américain de Deauville, "Gimme the Loot" arrive sur les écrans avec une bonne réputation. Film sympathique, reflet de la génération graff, urbain jusqu'au bout des ongles, et au ton enjoué, il ne sort toutefois pas de ses limites imposées.
De Adam Leon (Etats-Unis), avec : Tysheeb Hickson, Zoë Lescaze, Joshua Rivera - 1h21 - Sortie : 2 janvier

Synopsis : Malcom et Sofia sont de jeunes graffeurs qui arpentent les rues de New York pour couvrir de leurs noms les murs de la ville. Lorsque l’un de leurs tags disparaît sous un autre graffiti, les deux adolescents se lancent le défi de leur vie : tagguer la pomme géante du Shea Stadium. Pour cela, une seule contrainte : trouver les 500 dollars nécessaires pour que le gardien de nuit les fasse entrer incognito. Entre rivalités et petites combines, parviendront-ils à prendre leur revanche ?

"Gimme the Loot" : la bande-annonce

Downtown
"Gimme the Loot" plonge dans le New York de Brooklyn et du Queen’s, sur les pas de deux jeunes graffeurs. Avec ce premier film, le jeune réalisateur Adam Leon signe un sujet bien senti mais à la dramaturgie paresseuse.

Il y a quelque chose des premiers films de Spike Lee dans « Gimme the loot » (titre d’un rap de Notorius Big, littéralement : « file-moi le butin). Le titre colle au film, puisque Malcom et Sofia, nos deux graffeurs, tente de faire un casse miteux pour graisser la patte d’un vigile du Shea Stadium, temple du basket newyorkais, afin d’humilier avec un graff provocateur l’équipe des Nets de Brooklyn, et se faire du coup un nom dans la guerre qui sévit entre graffeurs.
 

"Gimme the Loot" de  Adam Leon 
"Gimme the Loot" de  Adam Leon  © Diaphana Distribution

Manque de peps
Le sujet est mince, mais il permet de s’introduire dans cet univers avec une certaine jubilation et un art visiblement assumé de voler des images à la ville, un peu comme le faisait William Friedkin dans « French Connection », ou Martin Scorsese dans « Taxi Driver ». Même si les sujets et l’envergure des films n’ont rien à voir, le principe de réalisation reste le même. Et c’est bien.

Mais le film ne pousse pas le bouchon et prend l’aspect d’un docu-fiction en mal d’énergie. L’intrigue tourne en rond et accumule les dialogues au lieu des situations. Le meilleur moment reste les rapports qu’entretient Malcom avec la jeune « bourge », comme il l’appelle, et à laquelle il livre de l’herbe, et qu’il projette de cambrioler. Mais c’est un peu mince. Les deux jeunes acteurs n’en sont pas moins convaincants et le film sympathique, mais ne va pas au-delà d’un premier essai.

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