Fin de polémique ? "Chez Nous" bénéficie d'une belle sortie, selon Lucas Belvaux

Par @Culturebox
Publié le 22/02/2017 à 09H38
Lucas Belvaux, réalisateur de "Chez nous", en janvier 2017

Lucas Belvaux, réalisateur de "Chez nous", en janvier 2017

© GINIES/SIPA

Après la polémique de la semaine dernière, Lucas Belvaux n'a pas finalement relevé de "problème" à quelques heures de la diffusion sur 235 copies de "Chez Nous", qui sort ce mercredi dans les salles.

"Il n'y a pas de problème", a déclaré Lucas Belvaux alors qu'il évoquait la semaine passée "des difficultés de programmation rencontrées dans des municipalités du sud-est, là où le Front national est fort".
"On bénéficie d'une belle sortie", s'est-il félicité, sans plus de commentaire. Interrogée par l'AFP, "Le Pacte", société de distribution du film, n'a de son côté pas communiqué sur la programmation de "Chez nous" dans les salles.

"Le film n'a pas été déprogrammé pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas été programmé"

Mercredi dernier, une polémique a opposé M. Belvaux à Eric Berdoati, le maire LR de Saint-Cloud, le premier accusant le second d'avoir demandé la déprogrammation de son film du cinéma municipal (Les Trois Pierrots) de cette ville. "C'est gênant, car c'est un acte politique", avait déploré Lucas Belvaux.

L'accusation avait été fermement démentie par M. Berdoati qui s'était dit "scandalisé" par cette allégation, arguant notamment que la programmation du cinéma Les Trois Pierrots "ne relevait pas du maire mais de professionnels qui en ont la responsabilité". Contacté par l'AFP, le GPCI (Groupement de Programmation des Cinémas Indépendants), qui assure la programmation d'une centaine de cinémas en France, dont Les Trois Pierrots, avait confirmé les dires de M. Berdoati et réfuté "toute idée de déprogrammation".

"Le film n'a pas été déprogrammé pour la simple et bonne raison qu'il n'a pas été programmé, ni affiché, ni annoncé. Il n'a simplement pas été retenu dans la programmation du mois", a déclaré le directeur du GPCI Charles Vintrou. "C'est une décision artistique mais pas politique", avait-il appuyé.

"Chez nous", avec Emilie Dequenne et Catherine Jacob, raconte la campagne pour les municipales d'un parti clairement inspiré du Front national. Au vu de la seule bande annonce, Florian Philippot, vice-président du parti, s'était indigné début janvier : "Je trouve ça proprement scandaleux qu'en pleine campagne présidentielle, (...) on sorte dans les salles françaises un film qui est clairement anti-Front national", avait-il dénoncé.