Ricardo Darin préside le jury du 20ème festival Biarritz-Amérique Latine

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 28/09/2011 à 15H13
Ricardo Darin en 2010 dans le film de Juan José Campanella, "Dans ses yeux"

Ricardo Darin en 2010 dans le film de Juan José Campanella, "Dans ses yeux"

© DR

Le Festival Biarritz-Amérique Latine fête cette année ses vingt ans d'existence. Avec succès, car ce rendez-vous avec le cinéma et les cultures d'Amérique Latine a réussi à s'imposer auprès du public et des critiques. Jusqu'au 2 octobre, trois compétitions sont proposées autour de courts et de longs-métrages mais aussi de documentaires. Parmi les invités de cette 20ème édition, l'acteur Ricardo Darin qui préside le jury pour les longs-métrages .

Brésil, Argentine, Mexique, Cuba, Colombie, Costa Rica, Vénézuela, Uruguay, Nicaragua, Salavador, Equateur. Onze pays et des regards différents qui vont s'exprimer à travers des formats divers. Quinze documentaires sont en compétition contre dix pour les courts-métrages et dix également pour les longs-métrages. C'est Ricardo Darin qui préside le jury 2011. Le grand public a découvert cet argentin en 2010 avec le film policier de Juan José Campanella, "Dans ses yeux" qui décrocha l'Oscar du Meilleur film étranger.

 

Mais à Biarritz, on connaît Ricardo Darin depuis bien plus lontemps.  Il y a dix ans, en 2000, l'acteur décrochait ici son premier prix international avec son rôle dans le "Nueve reinas - Les neuf reines". Le film racontait  l'histoire de deux petits malfrats argentins qui s'associent pour voler une planche de neuf timbres rares, appelées les Nueves Reinas et qui iront de déboires en déboires.

 

Le film, qui était aussi une satire sociale, révélait l'évolution du cinéma argentin. Après la dictature militaire, le thème principal des films évoquait fréquemment  la vie sous un régime autoritaire. Comme l'explique Ricardo Darin, "il y a la nécessité de parler des problèmes locaux, mais parfois l'erreur est de ne parler que de ça. Et c'est ce qui finit par emprisonner la possibilité d'un développement cinématographique". Un développement qui paradoxalement passe beaucoup par des festivals comme Biarritz. "En Argentine", explique Ricardo Darin, "peu de films brésiliens, chiliens, colombiens ou paraguayens nous parviennent. Les grands distributeurs ne sont pas intéressés par ces échanges internes. Je dois voyager 14 000 kilomètres pour découvrir une histoire qui a lieu à 15 km de chez moi". Raison de plus pour se réjouir de l'existence du Festival Biarritz-Amérique Latine !