Nuit d'ivresse printanière et Fish Tank ouvrent la compétition à Cannes

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 14/05/2009 à 19H13
Nuit d'ivresse printanière et Fish Tank ouvrent la compétition à Cannes

Nuit d'ivresse printanière et Fish Tank ouvrent la compétition à Cannes

© Culturebox

A Cannes, en ce jeudi 14 mai, les choses sérieuses ont commencé avec la projection de deux films en compétition. Fish Tank, de la réalisatrice Andrea Arnold et Nuit d'ivresse printanière du Chinois Lou Ye. Deux films qui sont en prise direct avec les réalités sociales de leur pays d'origine.

Honneur aux femmes et à Andrea Arnold. La réalisatrice anglaise est présentée par certains comme une des chouchoutes du festival, ses deux premiers longs métrages ayant été en compétition sur la Croisette. En 2006, Red road avait d'ailleurs reçu le Prix du jury. Pas mal pour une femme qui a commencé a étudié le cinéma en 1990, avant de devenir documentariste. Ses premiers courts-métrages datant de 1998, il ne lui a fallu que huit ans pour arriver à Cannes. Autant dire qu'elle fait partie des favorites pour la Palme cette année. Mais son film pourrait aussi se voir récompensé à travers la prestation  de la jeune Katie Jarvis, repérée sur le quai d'une gare et sans aucune expérience du métier d'actrice.
Quant au chinois Lou Ye c'est aussi un habitué de la Croisette où il vient pour la troisième fois. La réalisation de Nuit d'ivresse printanière s'est faite dans la douleur. Les producteurs ont eu un mal fou à trouver l'argent nécessaire pour le tournage. En Chine, Lou Ye a écopé de cinq ans d'interdiction  de tournage depuis qu'il a parlé de la révolte étudiante de 1989. Aucun financement n'était donc à espérer de ce côté là (mais en France, les aides n'ont pas été plus faciles à trouver, loin de là). Mais le film a bien été tourné en Chine, discrètement, sans demander d'autorisation, pour ne pas être empêché de tourner. Il faut croire que les autorités ont fermé les yeux car on voit mal comment une telle entreprise a pu rester secrète dans un pays comme celui-là. Le film par contre a été monté en France. D'autres réalisateurs Chinois ont eu maille à partir avec les autorités et ont été interdits de tournage dans leur pays (notamment Yu Lik wai et Li Yang), mais en faisant de ces réalisateurs des cinéastes maudits, la Chine ne fait qu'attirer un peu plus l'attention sur eux...et sur l'absurdité de son système.


Pour aller plus loin :
- Le site officiel du Festival de Cannes
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