Mi-Berlinale : Robert Pattison, Helen Mirren et Wim Wenders en haut de l'affiche

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/02/2015 à 19H14, publié le 10/02/2015 à 16H50
Robert Pattison au Festival de Berlin 2015

Robert Pattison au Festival de Berlin 2015

© Picture Perfect/REX/REX/SIPA

"Life" d'Anton Corbijn, avec Robert Pattinson en photographe de James Dean, et "Woman In Gold" de Simon Curtis avec Helen Mirren en rescapée autrichienne de l'Holocauste, deux films sur des personnages remarquables, ont été diversement accueillis à la Berlinale.

Dans "Life", présenté hors compétition, Robert Pattinson ("Twilight", "Cosmopolis"...),, interprète le photographe américain Dennis Stock, connu pour ses photos de l'icône du cinéma James Dean. Dane DeHaan ("The Amazing Spider Man: Le Destin d'un héros") joue James Dean.

Le film raconte la rencontre entre le photographe et l'acteur au milieu des années 50, alors que James Dean est au sommet de sa gloire après le tournage de "A l'Est d'Eden" d'Elia Kazan.
Dane DeHaan et Robert Pattinson dans "Life" de Anton Corbijn

Dane DeHaan et Robert Pattinson dans "Life" de Anton Corbijn

© ARP Sélection
Anton Corbijn, réalisateur néerlandais du film "Control" sur la vie du chanteur du groupe Joy Division, et lui-même photographe reconnu de stars, a voulu à travers ce film se pencher sur "l'équilibre entre le photographe et son sujet" et sur les tensions qui peuvent naître, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

"J'ai eu l'impression d'être un paparazzi pendant une seconde. Je comprends leur détresse", a plaisanté Robert Pattinson, 28 ans, soulignant que son personnage "est quelqu'un qui essaie d'être un artiste et sa peur de ne pas être à la hauteur l'affaiblit". "C'est une histoire assez universelle", a-t-il déclaré.

Le magazine américain Variety a qualifié le film "d'étude élégante du lien complexe entre la star et le photographe". Mais pour le quotidien britannique The Guardian, le film est "laborieux et lugubre".

"Woman in Gold" : Helen Mirren sauve Gustav Klimt
Helen Mirren à la Berlinale 2015

Helen Mirren à la Berlinale 2015

© Lukas Schulze / DPA / dpa Picture-Alliance
Dans "Woman in Gold", également hors compétition, l'actrice britannique oscarisée Helen Mirren interprète Maria Altmann, rescapée autrichienne de l'Holocauste, qui s'est battue pendant près de dix ans pour obtenir la restitution de toiles de Klimt volées par les nazis à sa famille pendant la Seconde guerre mondiale.

Basé sur une histoire vraie, ce drame historique raconte son combat pour récupérer notamment le célèbre "Portrait d'Adele Boch-Bauer", peint par Gustav Klimt en 1907 et représentant sa tante sur fond d'or.
"Woman in Gold" : la bande-annonce
C'était "une femme tellement remarquable, exceptionnelle, drôle, sexy, spirituelle, humaine... une grande, grande femme", a déclaré à la presse l'actrice de 69 ans. "Je ne savais pas si je serais capable de lui rendre justice".

Le film du Britannique Simon Curtis ("My Week with Marilyn"), est rythmé par des flash-backs sur la vie de cette femme, qui a finalement remporté sa bataille en 2006. Elle est décédée en 2011 à 94 ans.

Pour Variety, il s'agit d'un film "maladroit" et "sans nuance". Pour The Hollywood Reporter, c'est une "chronique emphatique", mais le journal américain salue l'interprétation d'Helen Mirren, qui "élève l'ouvrage avec son aplomb habituel".

Wim Wenders revient à la fiction
Wim Wenders à la Berlinale 2015, pour son film "Every Things Will Be Find"

Wim Wenders à la Berlinale 2015, pour son film "Every Things Will Be Find"

© JENS KALAENE / DPA / dpa Picture-Alliance
Très attendu à la Berlinale, le vétéran du cinéma allemand Wim Wenders a présenté mardi hors compétition "Every Thing Will Be Fine", un drame en 3D sur la culpabilité et le pardon, avec James Franco et Charlotte Gainsbourg, qui marque son retour à la fiction, après plusieurs documentaires.

A 69 ans, le réalisateur de l'un des plus célèbres films sur Berlin, les "Ailes du désir", recevra aussi samedi lors du palmarès un Ours d'or récompensant l'ensemble de sa carrière, débutée il y a 45 ans, avec "Un été dans la ville" (1970), mais surtout "L'agoisse du gardien de but au moment du pénalty" (1971). C'est toutefois "Alice dans les villes" (1974), "Faux mouvement" (1975), "Au fil du temps" (1976)  et "L'Ami américain" (1977) qui le lenceront véritablement.

Dans "Every Thing Will Be Fine" (Tout ira bien, ndlr), James Franco est Tomas, un écrivain qui, par accident, heurte mortellement un enfant avec sa voiture par une nuit d'hiver sur une route enneigée au Canada. Dévasté, cet introverti va s'enfoncer dans la dépression, quitter sa compagne (Rachel McAdams) et tenter de reconstruire sa vie avec une autre femme (Marie-Josée Croze). Il ne va pas pour autant oublier la mère de l'enfant disparu (Charlotte Gainsbourg) et l'autre fils de cette dernière, qui vont
l'aider à se reconstruire.

"Pour moi, le sujet principal de ce film est la guérison", et "la façon dont on pardonne aux autres et dont on se pardonne à soi-même", et "la responsabilité que l'on a, par exemple pour Tomas, envers une famille qu'il ne connaît même pas", a expliqué Wim Wenders lors d'une conférence de presse.

L'utilisation de la 3D, dont le cinéaste dit avoir découvert "le potentiel" en faisant son documentaire dans ce format sur la chorégraphe Pina Bausch ("Pina" en 2011), renforce aussi selon lui l'aspect réaliste de cette histoire, faisant ressentir encore davantage les sentiments des personnages.