Luc Besson fait entrer l'Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi au 7ème art

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 01/04/2010 à 15H02
Luc Besson fait entrer l'Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi au 7ème art

Luc Besson fait entrer l'Adèle Blanc-Sec de Jacques Tardi au 7ème art

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"Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec" sortiront sur les écrans le 14 avril 2010, il s'agit de la dernière réalisation de Luc Besson d'après la série de bande-dessinées inventée par Jacques Tardi.

C'est Louise Bourgoin, l'ancienne Miss météo déjantée du "Grand journal" de Canal+, qui a été choisie pour incarner ce personnage romanesque né dans l'imaginaire de Jacques Tardi en 1976. Adèle Blanc-Sec est une parisienne chic de la belle époque, à qui son auteur réserve les intrigues les plus folles au cours de huit albums qui la traîneront dans tous les lieux emblématiques de ce Paris du début du 20ème siècle.
Son allure chic et effrontée, son petit nez retroussé et ses tâches de rousseur font fondre les hommes, mais lui attirent des inimitiés et la haine de ses contemporaines. Ses chapeaux ne parviennent guère à l'abriter des périls qui se multiplient autour d'elle, son créateur ira jusqu'à la faire mourir avant de la ressusciter grâce à la science.
D' "Adèle et la Bête" en 1976, au "Labyrinthe infernal" paru en 2007, l'héroïne libertaire est la cible préférée de savants fous mégalomaniaques, de policiers stupides et brutaux, et surtout elle semble par sa curiosité maladive capable de s'attirer les ennemis les plus hostiles comme des monstres sortis de la préhistoire, des membres de sectes millénaristes et tout ce que la bêtise humaine peut engendrer de créatures malfaisantes. Il faut dire que son "père" Jacques Tardi n'a jamais hésité à tremper sa plume dans l'encre la plus noire. Le dessinateur, lauréat d'Angoulême en 1985, est notamment connu pour son travail sur la Première guerre mondiale et la vie des soldats. Ses ouvrages regorgent de monstres et ses anti-héros se débattent au milieu de la misère avec toujours un goût prononcé pour la révolte. A la manière d'un Enki Bilal (Bunker Palace Hotel) ou de Marjane Satrapi (Persepolis) , Jacques Tardi n'hésite pas à donner un sens politique à son oeuvre. Le passage de son héroïne au grand écran, devrait permettre de populariser "Adèle" auprès d'un public différent de celui qui fréquente les rayonnages BD du salon du Livre

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