"Living in a material world" Martin Scorsese raconte George Harrison

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 15/10/2011 à 14H36
"Living in a material world" Martin Scorsese raconte George Harrison

"Living in a material world" Martin Scorsese raconte George Harrison

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Le cinéaste américain Martin Scorsese sort un DVD documentaire consacré à George Harrison, le plus jeune et le plus paradoxal des Beatles, décédé en novembre 2001. 

On l'appelait "the quiet Beatle", le Beatle tranquille. George Harrison, le plus jeune des "fab four" était surtout le plus ambigu. Aux côtés de John le révolté, Paul le beau gosse et Ringo le boute-en-train, George paraissait en retrait, ses chansons étaient régulièrement recalées par le duo leader qui n'en acceptait qu'une, voire deux par album. Paradoxal, George l'était sans aucun doute. Très préoccupé par la spiritualité, l'auteur de "My sweet Lord" mais aussi celui de "Taxman" trainait une réputation de radinerie, semble-t-il, fondée.
Alors que les Beatles entamaient leur épopée, Harrison écrivait à sa mère que la vie lui donnait tout mais que l'essentiel était ailleurs. Il fut très actif dans l'humanitaire, organisant le premier "charity show" de l'histoire avec le Concert pour le Bangladesh (dont le pays ravagé par les inondations en 1971 ne vit jamais le moindre penny, les banques ayant tout bloqué), il hypothéqua sa maison pour aider ses amis des Monty Python à financer leur film "La vie de Brian". Il fut celui qui initia les Beatles à la musique indienne et les emmena en retraite spirituelle à Rishikesh en 1968. Il resta toute sa vie proche de la pensée indienne, au point de léguer dix pour cent de sa fortune, soit quelque trente millions d'euros, à la communauté Krishna. Des membres de la secte l'entouraient lors de son décès le 29 novembre 2001, à Los Angeles. George demanda également que ses cendres soient dispersées dans le Gange, à Bénarès, la cité la plus sacrée des Hindous, mais aussi ville natale de son grand ami, le joueur de sitar, Ravi Shankar. George Harrison avait publié en 1980 une autobiographie (il est à ce jour le seul Beatle à l'avoir fait) intitulée comme l'une de ses chanson "I me mine".
"Living in the material world", le documentaire de Martin Scorsese emprunte son titre à un album et une chanson de George Harrison. Le cinéaste s'est déjà intéressé au rock en réalisant "The last waltz" autour du dernier concert du groupe américain "The band". Il réalisa aussi un long documentaire sur l'histoire du blues intitulé sobrement "The blues" et un autre film à base d'archives et de documents retraçant la vie de Bob Dylan "No direction home". Ce sont ces films qui ont décidé la veuve de George, Olivia Harrison et son fils Dhani à confier les documents en leur possession à Martin Scorsese. Le DVD "Living in the material world" sera en vente en France le lundi 17 octobre 2011, presque dix ans après la disparition de son sujet.
JF L