Le film "Timbuktu" sera bien diffusé au Fespaco de Ouagadougou

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/02/2015 à 17H27, publié le 26/02/2015 à 19H04
"Timbuktu" montre ces barbares armés qui terrorisent la population au nom du Djihad

"Timbuktu" montre ces barbares armés qui terrorisent la population au nom du Djihad

© Le Pacte

Le film "Timbuktu", chronique de la vie au Mali sous la coupe des jihadistes, sera bien diffusé au Fespaco, l'un des principaux festivals de cinéma africain qui s'ouvre samedi à Ouagadougou, a annoncé vendredi le ministre de la culture burkinabè.

Des rumeurs faisaient état ces derniers jours de sa déprogrammation pour des questions de sécurité.

"Timbuktu" a remporté sept prix lors de la dernière cérémonie des Césars en France, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Abderrahmane Sissako.

"Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de la diffusion de +Timbuktu+", a déclaré Jean-Claude Dioma, ministre burkinabè de la Culture, lors d'une conférence de presse.

"Mais pour accompagner cela, des mesures sécuritaires renforcées vont être prises", a-t-il poursuivi, faisant état de "risques" que les autorités avaient d'abord dû évaluer avant de trancher sur la projection du film.
"Timbuktu" : la bande-annonce
Le ministre a demandé à la population et aux quelque 12.000 festivaliers attendus, dont 5.000 étrangers, de rester "sereins", rappelant sa "confiance" envers les forces de l'ordre burkinabè, "à même de pouvoir assurer leur sécurité".

Aucune menace particulière n'a été détectée contre le Burkina Faso ou contre les intérêts étrangers dans le pays du fait de la projection du film, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l'AFP. 
Le président burkinabè Michel Kafando s'était prononcé jeudi en faveur de la projection.

Des manifestations contre la publication d'une caricature de Mahomet dans l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo s'étaient transformées mi-janvier en émeutes anti-chrétiens au Niger voisin, faisant dix morts et des dizaines de blessés.

Le Fespaco doit se tenir durant une semaine, du samedi 28 février au samedi 7 mars, à Ouagadougou.