Le CNC a décidé d'encadrer les rémunérations des stars

Par @Culturebox
Publié le 03/12/2014 à 19H12
 Frederique Bredin, présidente du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)

 Frederique Bredin, présidente du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC)

© DANIEL MIHAILESCU / AFP

Le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) a pris une résolution pour encadrer les rémunérations des stars, qu'elles soient acteurs, réalisateurs ou scénaristes, en faisant dépendre ses aides du montant de ces salaires.

C'est ce qu'affirme mercredi Les Echos sur son site internet. La décision a été prise vendredi, lors du conseil d'administration du CNC, ajoute le journal. Le CNC n'a pas souhaité commenter cette information mais a confirmé la tenue du conseil d'administration.

Si la rémunération proposée par une vedette dépasse un certain pourcentage du devis du film, le producteur ne pourra pas avoir accès au compte de soutien automatique ou aux aides sélectives du CNC, indique Les Echos. La décision n'empêchera pas les rémunérations très élevées mais le producteur devra compléter ses financements ailleurs qu'au CNC.

Pour les films d'un budget compris entre 7 et 10 millions d'euros, la rémunération maximale ne pourra pas dépasser 5% du devis. Pour les budgets encore supérieurs, la rémunération maximum est fixée à 990.000 euros. 

Une approche par palier
La rémunération des films dotés d'un budget inférieur à 4 millions d'euros ne pourra pas dépasser 15% du coût de production pour prétendre aux aides du CNC. Et 8% des coûts de production pour les budgets compris entre 4 et 7 millions d'euros.

Cet encadrement des salaires, s'il est confirmé, intervient près d'un an après la remise du rapport Bonnell sur le financement et la production du cinéma, qui visait, entre autres, à limiter la dérive de certains coûts.

Parmi les 50 propositions du rapport figurait la nécessité de favoriser la baisse des cachets jugés excessifs des vedettes, en incitant au partage du risque commercial par un intéressement calculé, par exemple, sur les entrées en salles et les chiffres d'affaires réalisés sur les autres supports de diffusion.