"La Vie d'Adèle" restera interdit aux moins de 12 ans

Par @Culturebox
Mis à jour le 30/09/2016 à 18H08, publié le 30/09/2016 à 17H10
Léa Seydoux dans "La vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche, sorti en 2013

Léa Seydoux dans "La vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche, sorti en 2013

© ALCATRAZ FILMS / ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12

Le Conseil d'État a cassé la décision de la cour administrative d'appel de Paris qui demandait le réexamen de l'interdiction aux mineurs de moins de douze ans du film "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche, Palme d'or au Festival de Cannes en 2013.

Il est ainsi donné raison à la décision du Ministère de la Culture, opposé à la demande de réexamen de l'interdiction aux mineurs de moins de douze ans du film par l'association proche des catholiques traditionalistes Promouvoir. La cour administrative d'appel, avait estimé que "plusieurs scènes de sexe  présentées de façon réaliste" étaient "de nature à heurter la sensibilité du jeune public" et avait demandé un nouvel examen du visa.

Le ministère de la Culture avait immédiatement annoncé son intention d'introduire un recours devant le Conseil d'État. Ce dernier, dans une décision rendue mercredi, considère que "si les scènes de sexe en cause, bien que simulées, présentent un caractère de réalisme indéniable, elles sont, d'une part, exemptes de toute violence, et d'autre part, filmées sans intention dégradante". Le Conseil d'État note en outre que le visa est assorti d'un avertissement  destiné à l'information des spectateurs les plus jeunes et de leurs parents.
"La Vie d'Adèle" : la bande-annonce
L'association Promouvoir a réagi en déplorant vendredi "une erreur  matérielle particulièrement criante et incontestable" des juges du Conseil  d'État : "La Haute Juridiction, en effet, s'est fondée sur le fait que ces scènes auraient été simulées, alors qu'il était de notoriété publique qu'elles  ne l'étaient pas et que les actrices l'ont elles-mêmes répété à plusieurs  reprises".

L'affaire est renvoyée à la cour administrative d'appel de Paris. Dans sa décision en première instance, en septembre 2014, la cour administrative de  Paris avait débouté l'association Promouvoir.