La tombe de la comédienne Romy Schneider dans les Yvelines profanée

Par @Culturebox
Mis à jour le 02/05/2017 à 10H37, publié le 02/05/2017 à 09H16
Romy Schneider (ici en 1976 dans "Mado" de Claude Sautet).

Romy Schneider (ici en 1976 dans "Mado" de Claude Sautet).

© Italgema Roma / Films de la Boetie / Archives du 7eme Art / Photo12

La tombe de l'actrice Romy Schneider, dans le cimetière de Boissy-sans-Avoir en bordure de la forêt de Rambouillet (Yvelines), a été profanée, vraisemblablement au cours du week-end, a-t-on appris le 1er mai de source proche de l'enquête.

"Un ou des individus ont descellé la pierre tombale et l'ont déplacée, occasionnant l'ouverture du caveau", selon cette source.

Pas de dégradation constatée pour l'heure 

L'actrice allemande naturalisée française possédait une maison dans ce village de 600 habitants situé en bordure de la forêt de Rambouillet, à une quarantaine de kilomètres de Paris. Les constatations nécessaires à l'enquête étaient terminées le 1er mai en fin de journée. "A ce stade, il n'y a a priori pas eu de dégradation", a ajouté la source. Les gendarmes de la brigade de recherches de Mantes-la-Jolie sont chargés des investigations.

Romy Schneider est morte chez elle à Paris en mai 1982, à l'âge de 43 ans, dix mois après la mort accidentelle de son fils David, 14 ans. Les causes du décès de la star - suicide ou accident lié à l'absorption d'alcool et de médicaments - n'ont jamais été déterminées, le procureur de la République ayant classé l'affaire sans autopsie.
"Sissi ne devait pas embarquer pour son dernier voyage à l'Institut médico-légal. Je ne pouvais me résoudre à détruire le mythe, à en faire une carcasse (...) manipulée par les mains d'un expert pathologiste", avait-il confié à Libération en 1998.

Star mondiale

L'actrice, de son vrai nom Rosemarie Albach-Retty, était née à Vienne en 1938. La trilogie "Sissi", dans laquelle elle incarne l'impératrice Elisabeth d'Autriche, lui a valu un premier succès mondial et la propulsa à 16 ans au sommet de la gloire. Elle a été ensuite deux fois lauréate du César de la meilleure actrice, pour "L'important c'est d'aimer" de Andrej Zulawski (1976) et "Une histoire simple" de Claude Sautet (1979).