Festival d'Angoulême. "L'école buissonnière": Nicolas Vanier revient aux sources de sa Sologne natale

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/09/2017 à 17H16, publié le 28/08/2017 à 15H25
François Cluzet et Jean Scandel à l'affiche de "L'Ecole buissonnière", en salles le 11 octobre

François Cluzet et Jean Scandel à l'affiche de "L'Ecole buissonnière", en salles le 11 octobre

© StudioCanal/Eric Travers/Radar Films

Avec "L'école buissonnière", Nicolas Vanier opère un véritable retour aux sources. L'action de son nouveau film se déroule dans la région de son enfance, au coeur de la Sologne. Présenté en avant-première au Festival du film francophone d'Angoulême, le film sortira en salles en octobre prochain. Au générique on retrouve Valérie Karsenti, François Cluzet et Eric Elmosnino.

On connaît ses belles images du Grand Nord et des chiens de traineau, mais aujourd'hui Nicolas Vanier revient avec un film de pure fiction. "L'école buissonnière" est comme un conte. Une belle histoire, portée notamment par François Cluzet et Valérie Karsenti qui relate les aventures d'un petit garçon, orphelin en Sologne. Un parcours initiatique qui renoue avec la nature et la famille. 

Reportage : I. Hirsch / M. Nadal / A. Grignard / M. Sitaud
Dans ce quatrième film de fiction, le réalisateur-explorateur joue avec la lumière naturelle, filme les paysages qui s'éveillent à la lueur de l'aube, et la Sologne devient un personnage à part entière. Avec "L'école buissonnière", Nicolas Vanier place la solidarité entre les gens et le respect de l'environnement au coeur de son histoire 

Quand je ne suis pas isolé dans les zones polaires avec mes chiens de traîneau par moins quarante, je passe l’essentiel de mon temps en Sologne. Le bois, les plantations, les récoltes, les pêches d’étang, les animaux - sauvages ou d’élevage - occupent alors mes journées.

Après avoir longtemps filmé les lointains enneigés et glacés, "Belle & Sébastien" (son précédent film de fiction, NDLR) relevant de la même inspiration, j’ai éprouvé le besoin de raconter ma Sologne. Là même où j’ai nourri, enfant puis adolescent, mes désirs d’ailleurs. Retour à la source, donc.

Nicolas Vanier
Jean Scandel, Valérie Karsenti dans "L'école buissonnière"

Jean Scandel, Valérie Karsenti dans "L'école buissonnière"

© StudioCanal/Eric Travers/Radar Films
La comédienne Valérie Karsenti interprète la femme qui recueille le petit Paul, un jeune orphelin qui découvre la Sologne sauvage. A l'occasion du festival du film francophone d'Angoulême elle se souvient avec bonheur du travail de collaboration avec Nicolas Vanier qui l'a choisie dans son premier grand rôle au cinéma. "C'est un très beau cadeau qu'il m'a fait, j'étais heureuse car après le théâtre, puis la télévision c'est un vrai premier rôle au cinéma", confie-t-elle.

"L'ecole buissonnière" film français de Nicolas Vanier avec Valérie Karsenti, François Cluzet, Jean Scandel, Eric Elmosnino - sortie le 11 octobre 2017 - durée 1h 56min

Paris 1930. Paul n’a toujours eu qu’un seul et même horizon : les hauts murs de l’orphelinat, sévère bâtisse de la banlieue ouvrière de Paris. Mais voilà qu’il est confié à une joyeuse dame de la campagne, Célestine et à Borel son mari, le garde-chasse un peu raide d’un vaste domaine en Sologne. L’enfant des villes, récalcitrant et buté, arrive dans ce monde mystérieux, celui d’une région souveraine et sauvage. L’immense forêt, les étangs, les cultures, tout ici appartient au Comte de la Fresnaye, un veuf taciturne qui vit solitaire en son manoir. Le Comte tolère les braconniers sur le domaine mais Borel traque sans relâche le plus rusé d’entre eux, un dénommé Totoche. Sans jamais parvenir à le prendre en flagrant-délit. Au cœur de la Sologne, aux côtés du fameux Totoche, Paul va faire l’apprentissage de la vie, de la nature, de ses secrets et apprendre à glaner poissons, gibiers, champignons et plantes… Mais Paul n’est pas venu par hasard dans cet univers inconnu…