Kassovitz : un blogueur du JDD condamné pour injure

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 15/11/2011 à 16H27
Mathieu Kassovitz au festival de Sarlat le 11/11/2011

Mathieu Kassovitz au festival de Sarlat le 11/11/2011

© BENAROCH/SIPA

Un blogueur du Journal du Dimanche a été déclaré coupable d'injure publique envers Mathieu Kassovitz par le tribunal correctionnel de Paris. Mais la cour a débouté le cinéaste qui avait également poursuivi France Info et L'Express pour l'avoir taxé de "révisionnisme" après ses propos sur les attentats du 11 septembre 2001.

La polémique remonte au 15 septembre 2009. Invité de l'émission "Ce soir ou jamais" sur France 3, Mathieu Kassovitz  avait mis en doute les conclusions de l'enquête officielle sur ces attentats.

Dans un texte intitulé "Kassovitz  redonne des couleurs à Goebbels", mis en ligne deux jours plus tard sur le site internet jdd.fr, un directeur de librairie, avait qualifié Joseph Goebbels (ministre de l'information et de la propagande de Hitler) de "nouveau maître à penser" de
l'acteur et réalisateur.

L'expression "revêt un caractère outrageant et dépasse les limites autorisées de la liberté d'expression", selon le jugement de la 17e chambre correctionnelle. Le libraire a donc été condamné à une amende de 1.000 euros avec sursis, et à verser à Mathieu Kassovitz  un euro de dommages et intérêts, ainsi que 1.500 euros de frais de justice.

De Mathieu Kassovitz (Fr.), avec : Mathieu Kassovitz, Iabe Lapacas, Malik Zidi - 2h16 - Sortie : 16/11
	1988, Nouvelle-Calédonie. 30 gendarmes retenus en otage par des indépendantistes kanaks. 300 militaires sur place. 2 hommes face à face : le capitaine Legorjus, du GIGN, et Alphonse Dianou, chef des preneurs d’otages...
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© UGC Distribution

France Inter et L’Express relaxés
Le tribunal a en revanche relaxé Jean-Luc Hees, directeur de la publication de France Info, et le journaliste Patrice Bertin, qui dans une chronique diffusée sur cette radio avait qualifié Mathieu Kassovitz  de "révisionniste".

Ces propos constituent selon les juges "un jugement de valeur tenu par un journaliste dans le cadre de sa liberté d'expression".

Marc Feuillée, directeur de la publication du site lexpress.fr, et le journaliste Renaud Revel, qui l'avait comparé à l'historien révisionniste Robert Faurisson, ont également été relaxés.

"L'histoire, je ne la révise pas, je la questionne", avait dit Mathieu Kassovitz devant le tribunal correctionnel, réfutant le terme de "révisionniste" qui pour lui revenait forcément à nier la Shoah.

Les magistrats ont jugé au contraire que "la lecture de la chronique de Renaud Revel dans son entier n'impute aucunement à Mathieu Kassovitz  d'exprimer ou de partager (...) les thèses soutenues par Robert Faurisson sur le génocide des Juifs au cours de la seconde guerre mondiale (...)".