"Jungle" de Calais : l'appel de Jude Law et de comédiens britanniques pour soutenir les migrants

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/02/2016 à 17H25, publié le 21/02/2016 à 17H08
L'acteur Jude Law dans le théâtre de la "jungle" de Calais, février 2016 

L'acteur Jude Law dans le théâtre de la "jungle" de Calais, février 2016 

© PHILIPPE HUGUEN / AFP

La star de cinéma Jude Law et d'autres comédiens britanniques sont venus dimanche dans "Le Good Chance Théâtre" installé dans la "jungle" de Calais lire devant 200 migrants des textes de réfugiés afin d'alerter l'opinion britannique sur le sort des mineurs isolés.

L'opération se voulait le prolongement de la lettre ouverte envoyée à David Cameron et signée par 100 personnalités britanniques dont Idriss Elba et Benedict Cumberbatch. Le courrier demandait au Premier ministre d'accueillir les mineurs isolés vivant à Calais et ayant de la famille au Royaume-Uni.

L'Etat souhaite voir entre 1.000 et 2.000 migrants, selon les sources, quitter la partie sud du bidonville, une décision contestée devant la justice par une dizaine d'associations.
Le théâtre installé dans la "jungle" de Calais, fin 2015

Le théâtre installé dans la "jungle" de Calais, fin 2015

© PHILIPPE HUGUEN / AFP
Jude Law est arrivé peu après midi dans la "jungle" où 3.700 migrants, selon un décompte de la préfecture du Pas-de-Calais, vivent dans la précarité. Vêtu d'un bonnet, d'une veste rembourrée et de bottines vite recouvertes de boue, l'acteur a traversé à pied le camp détrempé par les intempéries pour se diriger vers le dôme du Good Chance Théâtre, créé par des associatifs anglais, a constaté un photographe de l'AFP.

Devant un public de près de 200 migrants, Jude Law et d'autres comédiens britanniques, dont Tom Odell et Tom Stoppard, ont lu chacun leur tour des lettres de migrants présents dans la "jungle", accompagnés par de la musique traditionnelle afghane notamment. Le spectacle, qui était traduit en direct en arabe, kurde, pachtoune et farsi par des associatifs, a été salué par des applaudissements nourris.
La "jungle" de Calais, 2016

La "jungle" de Calais, 2016

© Julien Pitinome / NurPhoto
Mi-janvier, le procès de Robert Lawrie, un ex-soldat britannique qui, bouleversé par la crise des migrants, avait tenté de faire traverser la Manche clandestinement à une fillette afghane, avait connu un retentissement médiatique important en Grande-Bretagne.