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François Cluzet va incarner Toni Musulin dans un film de Philippe Godeau

Publié le 10/04/2012 à 15H16, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
François Cluzet, le visage de Toni Musulin au cinéma

François Cluzet, le visage de Toni Musulin au cinéma

© France3 / Culturebox

Il y a deux ans et demi, le convoyeur lyonnais Toni Musulin défrayait l'actualité après avoir dérobé 11,6 millions d'euros. Après quelques jours de cavale, il s'était livré à la police avant d'être condamné à cinq ans de prison. Après avoir fait l'objet d'un livre signé Alice Géraud-Arfi, son histoire va être adaptée à l'écran par le réalisateur Philippe Godeau et c'est François Cluzet qui se glissera dans la peau de celui qu'on avait surnommé "Le Robin des bois des temps modernes".

Avant même la parution du livre de la journaliste lyonnaise Alice Géraud-Arfi en janvier 2011, le réalisateur Philippe Godeau avait déjà racheté les droits de « Toni 11,6 : Histoire du convoyeur ». Un livre composé d'entretiens réalisés à la prison de Corbas près de Lyon, où Toni Musulin purge cinq ans de prison ferme. Les scénaristes ont échangé avec la journaliste mais selon elle, "le film sera clairement une fiction".

 


 

Une histoire taillée pour le cinéma

Il faut dire que tous les ingrédients étaient là pour faire de l'histoire de Toni Musulin un objet cinématographique. Le 5 novembre 2009, cet homme de 39 ans d'origine serbe prenait la fuite après avoir chargé dans son camion l'argent d'une succursale de la Banque de France, soit 11,6 millions d'euros. Employé depuis dix ans dans la société de transports de fonds suédoise Loomis, Toni Musulin n'avait pas le profil d'un bandit. Pourtant, tout porte à croire qu'il avait soigneusement planifié cette opération. Ses comptes étaient soldés et Musulin avait vidé son appartement. Il avait aussi préparé une cachette pour son argent, à savoir un box loué sous un faux nom près de Lyon. Le 7 novembre, cette cachette est découverte par les policiers qui y retrouve 9,1 millions d 'euros. Toni Mussulin ne s'attendait pas à ce que cette planque soit découverte si vite. Il fuit en Italie. Mais après 11 jours de cavale, il ira se rendre de lui-même, en se présentant au siège de la Sûreté monégasque. Malgré tout, aujourd'hui encore, de nombreuses questions demeurent et notamment celle concernant les 2,5 millions d'euros manquant. Toni Musulin affirme toujours ne pas savoir où ils se trouvent.

 

 

Il a par contre révélé à  Alice Géraud-Arfi qu'il avait édifié un double mur dans le fond de son box. Une cache dont  les policiers  n'ont jamais décelé l'existence. Le convoyeur avait tout prévu : il avait ainsi garni le mur de moellons d'une couverture métallisée destinée à brouiller les ondes des traceurs parfois intégrés aux liasses de billets. Et pour que sa cache demeure insoupçonnée, il avait laissé une petite ouverture en haut du mur, juste de quoi faire glisser les billets.

Les braqueurs et le 7ème art

Les histoires de braquages et les grandes figures du banditisme français ont toujours inspiré les cinéastes. On se souvient des "Lyonnais" d'Olivier Marchal, du "Mesrine" de Jean-François Richet avec Vincent Cassel ou encore de "Sans arme, ni haine, ni violence" de Jean-Paul Rouve autour du casse d'Albert Spaggiari que José Giovanni avait déjà porté à l'écran en 1979. Quant à Philippe Godeau, c'est la première fois qu'il va aborder ce milieu du banditisme. Mais le réalisateur est un "habitué" des histoires vraies. En 2009, il avait porté à l'écran le livre d'Hervé Chabalier "Un dernier pour la route", dans lequel le directeur de l'agence de presse Capa racontait sa dépendance à l'alcool. Un rôle tenu à l'époque par l'excellent François Cluzet.

 

 

« Toni 11,6 : Histoire du convoyeur » de Alice Géraud-Arfi paru chez Stock, 216 pages, 18 €.