Filippetti veut réduire le délai pour le passage des films à la télé

Par @Culturebox
Publié le 21/07/2014 à 10H28
La ministre de la culture Aurélié Filippetti à Avignon, 17 juillet 2014

La ministre de la culture Aurélié Filippetti à Avignon, 17 juillet 2014

© BORIS HORVAT/AFP

La ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, propose de réduire le délai pour le passage des films à la télévision après leur sortie en salles et aussi de rendre plus rapidement disponible les films sur les services de vidéo à la demande par abonnement.

Dans une interview publiée lundi par Le Figaro, la ministre indique qu'elle va proposer "d'avancer de deux mois la disponibilité des films à la télévision et, pour la vidéo à la demande par abonnement, de ramener le délai après la sortie en salle à 24 mois, contre 36 actuellement". Mais cet aménagement ne concernera que "les services qui participent au financement et à l'exposition des oeuvres françaises et européennes", précise la ministre. "Depuis 2009, les pratiques et l'environnement concurrentiel ont considérablement évolué. Il est temps d'en tenir compte et de donner un nouvel élan à nos industries culturelles, tout en favorisant les offres légales en ligne", explique la ministre.

Cette annonce intervient alors que le groupe américain de diffusion de vidéos en flux (streaming) Netflix doit lancer son offre en France à la rentrée. Mme Filippetti assure s'être engagée avec le ministre de l'Economie Arnaud Montebourg "dans une stratégie de souveraineté culturelle et numérique de la France". "Il faut promouvoir et développer l'excellence des acteurs hexagonaux dans le domaine de la vidéo à la demande (VOD et SVOD). Il faut faciliter l'accès des internautes aux offres légales, en travaillant sur leur visibilité et leur disponibilité", déclare la ministre.
          
Intermittents, le temps de la concertation

Concernant le conflit avec les intermittents du spectacle, Mme Filippetti assure que le dialogue n'est pas rompu, "bien au contraire". "Même s'il y a eu un peu d'agitation à Avignon, je constate que la concertation menée pendant ce temps à Paris a été très constructive", déclare la ministre.