"Blind Alley" : en plein dans le PIFFF

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 25/11/2011 à 03H47
Rosa, jeune femme de ménage rêvant de devenir comédienne, se retrouve bloquée, en pleine nuit, dans un lavomatic situé au fond d’une impasse. Très vite, la demoiselle ne va pas rester seule…
	 
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Rosa, jeune femme de ménage rêvant de devenir comédienne, se retrouve bloquée, en pleine nuit, dans un lavomatic situé au fond d’une impasse. Très vite, la demoiselle ne va pas rester seule…

 

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© PIFFF

Réalisé par l’Espagnol Antonio Trashorras, scénariste du remarquable "L’Echine du diable" de Guillermo del Toro, "Blind Alley" fait entrer le PIFFF dans le vif du sujet. A savoir un fantastique pur et dur, après deux films qui tournaient autour ("Malveillance" et "A Lonely Place to Die"). Bourré de références au Gialo (le film noir italien), à Dario Argento et aux EC. Comics américains des années 50, il faut tout de même attendre la dernière partie du film pour que ça saigne.

Grinhouse latino
Ecrit à l’origine pour la série TV espagnole "Masters of Horror", de Guillermo del Toro, Antonio Trashorras a préféré développer son script et en faire son premier long métrage. Avec son (beau) générique et sa musique très seventies, le décor est planté. Cela sent le film Grinhouse ("Boulevard de la mort", "Planète Terror", "Machete"). Il y a de cela, mais la référence américaine prend ici des couleurs toutes latines.

Reste que même sur une durée réduite d’une heure quinze, le film s’appesantie dans l’exposition du personnage principal, ce qui retarde le lancement de l’action avec malhabileté (mais le Bis n’est-il pas toujours long ?). L’on entre ensuite dans un pseudo Gialo avec des ruelles aux couleurs expressionnistes à la Mario Bava et Dario Argento, pour se confiner finalement dans un lavomatic, le lieu dérisoire de l’action pointant tout le second degré du film qui revendique son formalisme référentiel.

Affiche de "Blind Alley"

Affiche de "Blind Alley"

© PIFFF

Gore libérateur
Le film tourne encore autour du pot pour éclater dans le débordement grandguignolesque de ses démons enfin déchaînés, avec des plans gore qui s’apparentent à une éjaculation visuelle jusqu’alors retenu. Un petit coucou aux "Prédateurs" de Tony Scott dans un flash-back, et à Brian De Palma par l’usage du split screen (division de l’écran en plusieurs cadres), une fausse fin attendue, toujours rigolote, et l’on aura compris qu’Antonio Trashorras a mis dans "Blind Alley" tout le cinéma et le fantastique qu’il aime.

Blind Alley
De Antonio Trashorras, Espagne - 1h15
Avec : Ana De Armas, Diego Cadavid, Leonor Varela
Pas de sortie française prévue à cette heure