[DEAUVILLE] Robert Guédiguian si loin de Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 05/09/2012 à 21H03
Robert Guédiguian sur le tapis rouge

Robert Guédiguian sur le tapis rouge

© Christophe Meunier

Robert Guédiguian se trouvait ce mercredi soir sur le tapis rouge de Deauville. Le réalisateur marseillais venait rendre hommage à Melvin Van Peeble à qui était dédiée cette soirée du festival. Il a accordé quelques instants à Culturebox avant de se rendre dans la salle de projection...

 

Culturebox : Vous êtes bien loin de votre univers, ici, au festival du film américain de Deauville ?

Robert Guédiguian : Vous pensiez que je n'aimais pas John Ford, ou que je n'aimais pas Cassavetes, Altman, Scorcese ? Evidement que j'aime beaucoup le cinéma américain, on ne peut pas faire autrement que de l'aimer. Ce que je n'aime pas trop c'est quand il nous envahit, quand il prend une place impérialiste, quand nous parlons d'économie du cinéma. Le cinéma américain ne devrait pas être là pour étouffer le cinéma en entier.

Culturebox : Vous êtes là pour rendre hommage au cinéaste Melvin Van Peeble, c'est ce qui vous a conduit jusqu'ici ?

Robert Guédiguian : Vous voyez que ce n'est pas un hasard. J'ai dit tout de suite oui parce que c'était Melvin Van Peeble. Il a quasiment inventé le cinéma indépendant américain. Ce cinéma-là représente la lutte des classes à travers le cinéma. Melvin Van Peeble, c'est mon équivalent aux Etats-Unis. C'est mon ami, mon frère de cinéma.