Festival de Gérardmer : hommage à Kiyoshi Kurosawa, maître du fantastique

Par @Culturebox
Publié le 29/01/2017 à 16H01
Kiyoshi Kurosawa dans les étendues glacées des Vosges à l'occasion du festival du film fantastique de Gérardmer 2017.

Kiyoshi Kurosawa dans les étendues glacées des Vosges à l'occasion du festival du film fantastique de Gérardmer 2017.

© A.Marchi / Photopqr / L'Est Républicain / MAXPPP

Il est l’un des réalisateurs les plus invités dans les festivals : Cannes, Berlin Venise et bien sûr, Gérardmer. En près de 40 ans de carrière, le réalisateur japonais Kiyoshi Kurosawa est devenu un maître du fantastique, il était donc naturel que l’un des plus gros festivals du genre lui consacre un hommage. Huit de ses films ont été projetés au cours de cette 24e édition. Rencontre.

"Charisma"  (1998), "Séance" (2000), "Kaïro" (2001), "Loft"  (2005), "Rétribution" (2006), "Real" (2013), "Vers l’autre rive" (2015) , "Le secret de la chambre noire" (2016). Huit films pour représenter filmographie bien remplie. Le choix n’a pas dû être facile pour les programmateurs du festival du film fantastique de Gérardmer tant la production de Kiyoshi Kurosawa est vaste et exceptionnelle. Depuis ses débuts dans les années 80, ce brillant représentant de ce qu’on a appelé l’ "école Super 8", héritière de la nouvelle vague japonaise, a cumulé les succès publics et critiques.

Reportage : France 3 Lorraine
Habitué des festivals les plus prestigieux (Cannes, Venise, Berlin…) celui qui se décrit avec humour comme "le doyen des jeunes cinéastes japonais" a beaucoup apprécié l’hommage que lui a consacré Gérardmer. Du polar fantastique ("Rétribution", "Séance") au film de revenant ("Vers l’autre rive") en passant par le thriller technologique ("Kaïro"), le réalisateur a fait bouger les frontières du fantastique : "C'est vrai que j'ai touché à différents genres de films jusqu'ici, et du coup qu'ils soient rassemblés et qu'on puisse les voir en même temps, c'est quelque chose qui me ravit".
De ses études de sociologie, Kiyoshi Kurosawa a conservé une vision intimiste de l’âme humaine influencée par le visible et surtout, l’invisible. Une ouverture d’esprit qui caractérise son œuvre et son discours. A l’heure où certains veulent ériger des murs, ce citoyen du monde rappelle la richesse de l’influence mutuelle des cultures : "le cinéma asiatique a une véritable admiration pour le cinéma européen et inversement, chacun se dit que ce genre de chose serait irréalisable chez nous, mais du coup cette admiration mutuelle est une véritable force qui va aider à briser les cadres de chacune de ces formes de cinéma".
Une interaction qui prend tout son sens avec "Le secret de la chambre noire", qui sortira le 8 mars en France. Une coproduction franco-belgo-japonaise qui prouve, s’il en était besoin, que la création n’a pas de frontières.

 

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