"Captain America - Civil War" : guéguerre chez les Avengers

Par @Culturebox Journaliste, responsable de la rubrique Cinéma de Culturebox
Publié le 27/04/2016 à 09H04
Chris Evans et Robert Downey Jr. face à face dans "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo

Chris Evans et Robert Downey Jr. face à face dans "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo

© Copyright Walt Disney Company

Troisième mouture de la franchise "Captain America", il vaut mieux avoir vu l'opus précédent, "Le Soldat de l'hiver", pour suivre l'intrigue et savoir qui est qui dans "Civil War". Les deux films n'en font qu'un, un diptyque signé Anthony Russo et Joe Russo qui préparent d'ores et déjà "Avengers : Infinity Wars" 1 et 2 (la guerre, toujours la guerre) dans un genre qui leur semble prédestiné.

La note Culturebox

3
3/5

Lessive de linge sale en famille

Dans la continuité du "Soldat de l'hiver", les préoccupations post-11 septembre à Hollywood ont laissé place à l'obsession de l'invasion intérieure dans "Civil Wars". Ce sous-titre reprend d'ailleurs l'expression désignant la Guerre de sécession (1861-1865) qui a laissé un lourd traumatisme aux Etats-Unis. Rien ne va plus chez les Avengers depuis la décision de mettre leur liberté d'action sous tutelle, entraînant un schisme au sein du S.H.I.E.L.D, l'organisation qui rassemble les super-héros au service de la protection de l'humanité.
"Captain America Civil War" : la bande annonce

Le plus étonnant est que les leaders de chaque camp ne sont pas là où on les attend. L'indépendant et égotique Tony Stark, alias Ironman, est favorable au droit de regard extérieur, alors que Steve Rogers, Captain America, supposé se rallier à la bannière étasunienne, y est farouchement opposé. Une dissension née de ce fameux "Soldat de l'hiver", Bucky Barnes, ancien compagnon d'armes de Steve Rogers, accusé de terrorisme. Pour les uns, il serait manipulé par l'l'HYDRA, puissance occulte néonazie infiltrée au sein du S.H.I.E.L.D, donc une victime, pour les autres non.

Anthony Mackie, Chris Evans, Elizabeth Olsen, Jeremy Renner, Paul Rudd dans "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo

Anthony Mackie, Chris Evans, Elizabeth Olsen, Jeremy Renner, Paul Rudd dans "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo

© Copyright The Walt Disney Company France

Private jokes

Les frères Russo concoctent un cocktail savoureux, dans la lignée de la qualité Marvel, désormais sous le giron Disney. Des invités de la ménagerie de Stan Lee (auteur des personnages originaux) font par ailleurs leur apparition : Spiderman et Ant-man distillent des réparties des plus savoureuses. Le film exploite ainsi un côté geek de bon aloi pour les amateurs, mais qui laisseront de bois les autres. L'action, l'humour, les effets spéciaux sont au rendez-vous pour un film des plus spectaculaires, sans être dénué d'une dramatisation étonnement mature. 

On se demande comment les auteurs et cinéastes à la gouverne parviennent à emporter l'adhésion avec des personnages aussi improbables et, à priori, passablement ridicules. Le second degré y est pour beaucoup, tout comme le sérieux avec lequel est mené l'intrigue qui ne se moque pas du spectateur. Enfin, la conviction des acteurs dans leurs rôles permet de les extraire des figures monolithiques d'origine en leur insufflant une épaisseur psychologique crédible. La machine Marvel tourne à plein régime.

L'affiche de "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo 

L'affiche de "Captain America : Civil War" de Anthony Russo et Joe Russo 

© Copyright The Walt Disney Company France

La fiche film
Science-fiction de Anthony Russo et Joe Russo (Etats-Unis), avec : Chris Evans, Robert Downey Jr., Scarlett Johansson, Sebastian Stan, Anthony Mackie, Don Cheadle, Jeremy Renner, Chadwick Boseman, Paul Bettany, Elizabeth Olsen - Durée : 2h28 - Sortie : 27 avril 2016
Synopsis : Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l'humanité. À la suite d'une de leurs interventions qui a causé d'importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision.
Cette nouvelle donne provoque une scission au sein de l'équipe : Steve Rogers reste attaché à sa liberté de s'engager sans ingérence gouvernementale, tandis que d'autres se rangent derrière Tony Stark, qui contre toute attente, décide de se soumettre au gouvernement...