Tarkovski, Hitchcock, cinéma israélien : 200 films au festival de La Rochelle

Par @Culturebox
Publié le 28/06/2017 à 11H15
"L'enfance d'Ivan" d'Andrei Tarkovski (1962)

"L'enfance d'Ivan" d'Andrei Tarkovski (1962)

© Archives du 7e Art / Photo12 / AFP

La 45e édition du Festival international du Film de La Rochelle s'ouvre vendredi pour dix jours, avec le savant mélange d'hommages, de rétrospectives, de focus thématiques et d'avant-premières qui lui permet d'attirer chaque année plus de 85.000 cinéphiles.

Le Festival de La Rochelle, qui se revendique "non-compétitif" depuis sa création en 1973, propose aux amateurs quelque 200 films (fiction, documentaire, animation) du monde entier, à raison de cinq séances par jour, sur plus d'une dizaine d'écrans et en présence de nombreux réalisateurs.
https://www.youtube.com/watch?v=hlD8ezI2Fco


Une rétrospective Tarkovski

Cette année, le festival propose plusieurs rétrospectives : l'intégrale restaurée des films du réalisateur russe Andrei Tarkovski (1932-1986, une rétrospective est également organisée à la Cinémathèque française à Paris), cinq films du cinéaste grec Michael Cacoyannis (1922-2011), auteur du fameux "Zorba le Grec", ainsi qu'une trentaine de films du maître britannique Alfred Hitchcock.
 
Des hommages seront également rendus au réalisateur français Laurent Cantet (dont le dernier film "L'atelier" sera présenté en avant-première), au Colombien Rubén Mendoza, à l'Allemand Volker Schlöndorff, au Japonais Katsuya Tomita et au Roumain Andrei Ujica, avec la diffusion de la quasi-totalité de leur filmographie. Les cinq cinéastes seront présents au festival.
"Cinq caméras brisées", film du réalisateur israélien Guy Davidi et du caméraman autodidacte palestinien Emad Burnat


Cinéma israélien et films de femmes

Parallèlement, une plongée est proposée dans le nouveau cinéma israélien avec, parmi les seize films projetés, une "forte présence de films de femmes", "des oeuvres audacieuses qui questionnent certaines valeurs patriarcales et guerrières de la société israélienne", selon les organisateurs.
 
Des femmes à l'honneur encore dans la sélection "films pour enfants", à travers "Fifi Brindacier" et "Les Moomins", créés respectivement par la Suédoise Astrid Lindgren (1907-2002) et par la Finlandaise Tove Jansson (1914-2001). Deux femmes, qui en "s'inspirant directement de leur combat personnel contre les stéréotypes qu'on infligeait aux femmes, à leur époque et dans leur pays", ont réussi "à donner une identité totalement nouvelle à la littérature et aux films destinés aux enfants".
"120 battements par minute" : la bande annonce


Une quarantaine de films en avant-première

Dans la sélection "Ici et ailleurs", une quarantaine de films de 2016 et 2017, tournés par de jeunes cinéastes ou des réalisateurs chevronnés, en avant-première de leur sortie en salles ou encore inédits en France, seront projetés. Parmi eux, plusieurs films récompensés à Cannes cette année : "The Square" du Suédois Ruben Östlund (Palme d'Or), "120 Battements par minute" du Français Robin Campillo (Grand Prix), "Faute d'amour" (Prix du Jury, sortie en France le 20 septembre) du Russe Andreï Zviaguintsev, réalisateur du formidable "Léviathan" , "Jeune Femme" de la Française Léonor Serraille (Caméra d'Or).
"Faute d'amour" : la bande annonce du nouveau film du Russe Andreï Zviagintsev, le réalisateur de "Léviathan"