Standing ovation pour "Au revoir là-haut" d'Albert Dupontel en ouverture du festival du film francophone d’Angoulême

Par @Culturebox
Mis à jour le 24/08/2017 à 15H40, publié le 24/08/2017 à 12H24
Albert Maillard (Albert Dupontel) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) dans "Au revoir là-haut".

Albert Maillard (Albert Dupontel) et Edouard Péricourt (Nahuel Pérez Biscayart) dans "Au revoir là-haut".

© Jérôme Prébois / ADCB Films

Un public debout et qui applaudit à tout rompre. C’est un accueil triomphal qu’a reçu Albert Dupontel en ouverture du festival du film francophone d’Angoulême. Le comédien dont c’est le 6e long-métrage en tant que réalisateur était venu présenter "Au revoir là-haut", son nouveau film tiré du roman éponyme de Pierre Lemaître, Goncourt 2013. En salles le 25 octobre prochain.

Un casting de rêve, une réalisation aussi soignée qu’originale et une histoire brillante. Les ingrédients du chef-d’œuvre sont là. Et à voir l’accueil réservé par le public d’Angoulême, "Au revoir là-haut" a le profil type du succès au box-office. Tout est parti d’un coup de cœur. En 2013, l’agent d’Albert Dupontel qui est aussi celui de Pierre Lemaître, lui conseille de lire le roman de ce dernier. Une histoire de poilus qui, après-guerre, vont lancer une arnaque aux monuments aux morts. Une fresque historique, à la fois drôle et acide dans laquelle Albert Dupontel détecte aussitôt le potentiel cinématographique.

Reportage : I. Hirsch  / M. Nadal  / M. Sitaud
Grâce à une mise en image stylisée qui n’est pas sans rappeler les films de Jean-Pierre Jeunet, Dupontel apporte à l’œuvre le grain de folie indispensable à cette histoire hors normes. Une histoire admirablement servie par des comédiens de tout premier ordre à commencer par la révélation de "120 battements par minute", Nahuel Pérez Biscayart qui campe ici un jeune dessinateur privé de visage par la guerre. Ce drame des gueules cassées est l’un des thèmes forts de ce film qui, bien que censé se dérouler dans les années 20, fait écho à l’actualité.
"C'est un pamphlet déguisé contre l’époque actuelle", explique Albert Dupontel, "je trouvais ça extrêmement intelligent de raconter les grands prédateurs sociaux à travers une épopée historique et épique". Une vision sociale de l’intrigue que partage bien sûr Pierre Lemaître : "Quand je vois les SDF parisiens, abîmés, qui vivent dans des conditions inimaginables, on pourrait très bien tourner avec eux. Eux aussi ont fait une guerre, une guerre économique". 

"Au revoir là-haut" d’Albert Dupontel

Avec Albert Dupontel, Nahuel Pérez Biscayart, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Emilie Dequenne, Mélanie Thierry…

Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

Sortie en salles le 25 octobre 2017