Selon Fleur Pellerin, le cas de Luc Besson pourrait être réglé prochainement

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/08/2015 à 11H23, publié le 27/08/2015 à 11H19
Luc Besson en avril 2015 au Festival international du film de Pékin

Luc Besson en avril 2015 au Festival international du film de Pékin

© Andy Wong/AP/SIPA

Le prochain film en anglais de Luc Besson, "Valérian", "se trouve être dans un angle mort de la réglementation" mais sa situation sera "très probablement réglée par les évolutions à venir dans la loi de finances de cette année", a indiqué ce jeudi 27 août la ministre de la Culture Fleur Pellerin sur iTélé.

Le réalisateur français Luc Besson estime que "Valérian", une superproduction d'un budget de 170 millions d'euros devant employer 1.200 personnes pendant six mois, ne se tournera pas en France en raison du crédit d'impôt défavorable aux films en langue anglaise.

"Angle mort"

"C'est vrai que le film de Luc Besson se trouve être dans un angle mort de la réglementation mais que les évolutions sur lesquelles je travaille actuellement permettent très probablement de trouver une solution à ce cas particulier", a indiqué la ministre. "Je ne travaille pas, je ne fais pas de la loi ou de la réglementation - et le parlement non plus - pour des cas  particuliers, mais, très probablement, sa situation sera réglée par les évolutions à venir dans la loi de finances de cette année", a-t-elle souligné.

Réforme urgente

Le système de crédit d'impôt cinéma permet à une société de production de déduire de son imposition 20% de certaines dépenses de production effectuées en France. La ministre a rappelé avoir, "dès l'année dernière, rehaussé les crédits d'impôts pour que la France redevienne attractive pour un certain nombre de tournages, notamment les films d'animation pour lesquels nous sommes très forts, les films dits ''du milieu'', c'est-à-dire les films fragiles  financièrement, de budget de moins de sept millions d'euros, et les superproductions internationales de 100, 200 millions d'euros qui ne se tournent jamais en France. Et effectivement je m'étais dit en faisant cette réforme que je souhaitais la prolonger pour pouvoir attirer encore davantage de tournages", a-t-elle ajouté.