L'appel aux Etats d'Angelina Jolie sur les réfugiés : "la peur ne doit pas prendre le dessus"

Par @Culturebox
Mis à jour le 15/03/2016 à 20H04, publié le 15/03/2016 à 19H38
Angelina Jolie s'exprime depuis le camp de réfugiés syriens de Zahlé dans la plaine de la Bekaa, au Liban, le 15 mars 2016.

Angelina Jolie s'exprime depuis le camp de réfugiés syriens de Zahlé dans la plaine de la Bekaa, au Liban, le 15 mars 2016.

© Bilal Hussein/AP/SIPA

En qualité d'envoyée spéciale du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR), Angelina Jolie s'adresse aux dirigeants du monde, cinq ans après le début de la guerre de Syrie. Depuis la plaine de la Bekaa, au Liban, l'actrice américaine a appelé ce 15 mars les Etats à prendre leurs responsabilités concernant la crise des réfugiés et à ne pas laisser la peur guider leur attitude.

"Nous ne devons pas laisser la peur prendre le dessus", a indiqué l'envoyée  spéciale du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR), qui s'est rendue dans la plaine de la Bekaa à l'occasion du cinquième anniversaire du conflit  syrien.

Retenir les leçons de l'histoire

Après avoir rendu visite à des réfugiés syriens, dont une mère de famille  paralysée par la balle d'un franc-tireur, Angelina Jolie a demandé "aux  gouvernements dans le monde de faire preuve de leadership". "Ils doivent (...) répondre aux peurs de leurs citoyens en se basant non pas sur des émotions, mais sur une estimation convenable de ce qui peut être fait pour partager les responsabilités et régler la situation", a-t-elle ajouté.
Angelina Jolie est allée à la rencontre de réfugiés syriens près de Zahlé, dans la plaine de la Bekaa, au Liban le 15 mars 2016.

Angelina Jolie est allée à la rencontre de réfugiés syriens près de Zahlé, dans la plaine de la Bekaa, au Liban le 15 mars 2016.

© LESLIE KNOTT / UNHCR / AFP

Son appel intervient notamment après la percée des populistes lors d'élections régionales en Allemagne, portés par une opposition croissante à la politique d'accueil des réfugiés de la chancelière Angela Merkel. "L'histoire récente nous a appris que si nous nous éloignons des lois et des principes fondamentaux, nous créons des problèmes encore pires pour l'avenir", a poursuivi l'actrice, dont ce n'est pas la première visite dans des camps de réfugiés syriens au Liban.

Il y a cinq ans, jour pour jour, commençait la guerre en Syrie

Depuis le début du conflit en 2011, près de cinq millions de Syriens ont été contraints de fuir leur pays, entraînant une importante crise migratoire dans les pays voisins (Liban, Turquie, Jordanie) ainsi qu'en Europe.

"N'oublions pas que si l'on parle beaucoup de la crise des réfugiés en Europe en ce moment, c'est toujours au Moyen-Orient et en Afrique du Nord que la pression est la plus forte, comme c'est le cas depuis cinq ans", a aussi rappelé Angelina Jolie.