Nos dix films préférés en 2015

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/12/2015 à 20H13, publié le 27/12/2015 à 19H59
Joaquin Phoenix dans "l'Homme irrationnel"

Joaquin Phoenix dans "l'Homme irrationnel"

© Gravier Production / Collection Christophel

La fin d'année n'est plus que dans quelques jours. L'heure pour nous d'en faire le bilan. De "L'Homme irrationnel" à "Asphalte" en passant par "Mia madre", voici notre top 10 des meilleurs films de l'année.

"Mia madre" de Nanni Moretti

Le cinéma. Moretti ne parle que de ça dans "Mia madre". Soutenu par deux formidables acteurs, Margherita Buy, remarquable et John Turturro, irrésistible à chacune de ses apparitions, le réalisateur italien signe un grand film, sensible et personnel. (Jacky Bornet)

 
"The Lobster" de Yorgos Lanthimos

Pourquoi on en pince pour ce homard ? Ce film esthétique, glaçant et drôle à la fois, va au bout de ses décoiffantes idées. C'est une société poliment mais violemment totalitaire que décrit Yorgos Lanthimos. Une dictature de l'amour, du bonheur, de la famille et de l'union réussie. Ceux qui sortent des clous, finissent dans les bois, à danser en silence sur l'electro que déversent leurs écouteurs, avant de finir broyé ou réincarné en animal de compagnie. (Pierre-Yves Grenu)
 

"21 nuits avec Pattie" des frères Larrieu

Un petit bijou réjouissant d'insanités. Voilà comment pourrait se résumer ce film jouissif des frères Larrieu, qui conte l'histoire de Pattie (Karin Viard), femme du sud un peu volage qui se plaît à raconter à qui veut bien l'entendre ses expériences avec les hommes du coin. Des histoires de sexe qui se racontent mais ne se montrent pas. Une comédie sur la parole, toute en chaleur et en fantaisie. (Boris Courret)

"Asphalte" de Samuel Benchetrit

Entre béton et bitume, Samuel Benchetrit coule son "Asphalte" drôlement poétique. Le réalisateur porte un regard plein de bienveillance sur six personnages humbles et magnifiques, qui, dans leur HLM branlante, vivent tous d'improbables moments de grâce… Une très jolie réussite, gorgée de sensibilité, d'où émane de très bonnes ondes. (P.-Y.G)

"L'Homme irrationnel" de Woody Allen

Quel bonheur de voir Woody Allen toujours aussi inventif. Que cela s'agisse du scénario, qu'il a écrit, de la réalisation, qu'il assume. Quel talent ! "L'Homme irrationnel" est une perle, avec un formidable Joaquin Phoenix, que le réalisateur dirige pour la première fois, et Emma Stone, vue dans son film de 2014, "Magic in the Moonlight". Un grand Woody dans ce qu'il sait faire de mieux : la comédie noire. (J.B)

 


"Star Wars 7 : Le Réveil de la Force"

J.J. Abrams vient de replanter avec brio le décor de l'une des plus belles mythologies de notre temps. Qui d'autre que lui pour reprendre une histoire aussi considérable ? Il est désormais le roi incontesté de la galaxie du cinéma de divertissement. Un funambule parvenu à rallier à sa cause spécialistes et néophytes. (B.C)


"La Loi du marché" de Stéphane Brizé

Stéphane Brizé réalise un grand film sur les petites gens, avec un amour, une passion communicative, sans compassion, mais un respect qui force l'admiration. Vincent Lindon, habitué des rôles à caractère social, y est d'une justesse confondante et fait passer des émotions comme rarement. (J.B)
 

"L'Hermine" de Christian Vincent

25 ans après "La Discrète", Christian Vincent retrouve Fabrice Luchini en parvenant encore et toujours à le sublimer. Ici, en président de cour d'assises sur la fin. Un être seul, inébranlable, imperturbable, en réelle personnification de cette justice. À moins qu'une femme ne vienne fissurer cette implacable stature. Un film touchant et infiniment juste. (B.C)

 "La Isla Minima" d'Alberto Rodriguez
Notre polar de l'année nous embarque dans une région inhospitalière – les rives marécageuses du Guadalquivir en Andalousie – où deux flics espagnols que tout oppose enquêtent sur la disparition de deux adolescentes. Ambiance trouble (l'Espagne post-franquiste du tout début des années 80 n'est pas encore apaisée) et images bluffantes ! (P.-Y.G)

"Birdman" de González Iñárritu
Avec "Birdman", González Iñárritu a offert le rôle de sa vie à Michael Keaton dans un film qui raconte le montage d'une pièce par un comédien cherchant à rebondir avec panache après une carrière dans les blockbusters. "Birdman", au-delà de sa réflexion autour de la création dramatique et ses longs plans séquences est ponctué de purs instants de poésie. (J.B)