"La Belle Marinière", l'un des premiers films avec Jean Gabin, sera restauré grâce à la mobilisation sur internet

Par @Culturebox
Mis à jour le 21/12/2016 à 13H54, publié le 18/12/2016 à 12H29
"La Belle Marinière", Harry Lachman, 1932

"La Belle Marinière", Harry Lachman, 1932

© LES STUDIOS PARAMOUNT / ARCHIVES DU 7EME ART / PHOTO12 / AFP

Perdu pendant environ 80 ans, "La Belle marinière" (1932), l'un des tout premiers films avec Jean Gabin, va sortir de l'oubli grâce à une mobilisation lancée sur internet pour restaurer l'unique copie retrouvée par hasard aux Etats-Unis.

Plus de 16.000 euros ont été récoltés pour restaurer ce film d'Harry Lachman, a annoncé mercredi la plateforme de crowfunding Celluloid Angels, qui avait déjà financé la restauration des "Tontons flingueurs". L'idée était de récolter 15.000 euros grâce au financement participatif sur les 70.000 nécessaires à la restauration du long-métrage avec Jean Gabin et Madeleine Renaud, afin qu'il puisse de nouveau être projeté.

"Tous les dons collectés au-delà de l'objectif vont permettre de financer cette restauration (et) de disposer d'une plus grande marge de manoeuvre si des plans du film sont particulièrement abîmés", a souligné la plateforme, qui a décidé de maintenir l'opération jusqu'à dimanche.

"Enfin, en fonction des sommes atteintes, (la société de production) Lobster Films pourra peut-être disposer d'une amorce de budget pour envisager la sortie du film en salle !", a poursuivi le site dans un communiqué. Quelques 150 contributeurs ont participé à cette opération. Parmi eux: la commune de Mériel (Val d'Oise) où se trouve le musée Jean-Gabin, la société des Amis du musée, ainsi que le Musée du Cinéma Jean Delannoy de Bueil (Eure), du nom du monteur du film, devenu réalisateur de renom dans les années qui ont suivi.

Une copie retrouvée dans les archives d'une université américaine

Tourné par les studios Paramount en France, ce film n'a plus été vu depuis les années 30 car un incendie a détruit la plupart des négatifs du studio. En 2004, une copie de ce film a été retrouvée par un chercheur américain dans des archives à l'université californienne UCLA, où il était rangé sous un titre erroné. 

L'histoire est celle d'un capitaine de péniche (Jean Gabin) qui vient d'épouser une jolie fille, interprétée par Madeleine Renaud. Elle tombe amoureuse d'un jeune marinier (Pierre Blanchar) et s'enfuit avec lui sur une autre péniche. "La découverte de ce film perdu est aujourd'hui considérée comme un événement majeur, d'autant plus que "La Belle Marinière", film incontournable de l'année 1932, connut un très grand succès lors de sa sortie initiale", souligne Celluloid.

Mobilisation en marinières

Sébastien Arlaud, directeur de Celluloid Angels, n'a pas hésité à contacter le fabricant de marinières Armor Lux pour demander un coup de pouce. La société textile bretonne a ainsi proposé de faire gagner une marinière aux 100 premières contributions supérieures ou égales à 65 euros sur le site de financement participatif. 

Quelques 150 contributeurs ont participé à cette opération. Parmi eux, la commune de Mériel (Val d'Oise) où se trouve le musée Jean-Gabin, la société des Amis du musée, ainsi que le Musée du Cinéma Jean Delannoy de Bueil (Eure), du nom du monteur du film, devenu réalisateur de renom dans les années qui ont suivi. La fille de Jean Delannoy qui fut le monteur du film, et la fille de Pierre Blanchar, l'acteur qui donne à la réplique à Jean Gabin, se sont également mobilisés pour sauver le film.