"Les Huit Salopards" de Tarantino visé par un recours pour violence

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/02/2016 à 18H28, publié le 06/02/2016 à 18H26
Samuel L. Jackson dans "les Huit salopards"

Samuel L. Jackson dans "les Huit salopards"

© 2015 The Weinstein Company

Après sa récente victoire concernant "Antichrist" de Lars Von Trier, l'association Promouvoir s'attaque au dernier film de Quentin Tarantino. Proche des catholiques traditionnalistes, l'association a annoncé samedi avoir déposé un recours contre le visa d'exploitation de "Les Huit Salopards", estimant que l'interdiction aux moins de 12 ans n'est pas appropriée en raison de sa "grande violence".

La Commission de classification des films du Centre national du cinéma (CNC) et la ministre de la Culture "ont une fois encore gravement manqué à leur devoir et à leurs obligations légales en se bornant à interdire ce film aux seuls jeunes adolescents de moins de 12 ans", écrit Promouvoir dans un communiqué.

L'association regrette que l'avertissement accompagnant le visa se contente "de faire état de ce que +certaines scènes sont susceptibles de heurter la sensibilité du public jeune+".

L'association dénonce des "scènes indamissibles"

Promouvoir estime que ce long-métrage, qui a reçu un visa d'exploitation le 6 janvier, comporte "plusieurs scènes inadmissibles". Notamment une "très longue séquence" racontant, "images à l'appui", une fellation imposée au fils d'un général sudiste fait prisonnier pour obtenir une couverture, après avoir été "contraint de marcher nu dans la neige et le froid des heures durant".

"Naturellement, la couverture n'est pas donnée et le prisonnier est assassiné d'une balle une fois son +travail+ terminé", ajoute l'association. Promovoir qualifie d'autres scènes "de pure violence extrême, complaisante et gratuite", citant entre autres, l'exemple d'une "tête éclatée avec cervelle explosant sur le visage de la soeur du personnage assassiné".

"Bref un film gravement choquant pour les jeunes adolescents, dont toute la seconde partie est fondée sur cette violence (1h30 tout de même)", conclut l'association.

"Love", "La Vie d'Adèle" et "Antichrist" déjà visés par Promouvoir

Ce recours intervient quelques jours après la décision de la cour administrative d'appel de Paris d'annuler le visa d'exploitation de "Antichrist" de Lars von Trier, dont l'interdiction aux moins de 16 ans devra être réexaminée, suite à une requête de cette même association.

Promouvoir avait obtenu l'an passé que l'interdiction aux moins de 12 ans de "La Vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche soit réexaminée. Elle avait en outre réussi à faire interdire aux moins de 18 ans le film d'horreur "Saw 3 D" et "Love" de Gaspar Noé.