Le voyage d'Obama à Hiroshima est "une bonne chose", selon Michael Douglas

Par @Culturebox
Publié le 12/05/2016 à 14H41
L'acteur Michael Douglas, "Messager de la paix", aux Nations Unies

L'acteur Michael Douglas, "Messager de la paix", aux Nations Unies

© FABRICE COFFRINI / AFP

La prochaine visite du président Barack Obama à Hiroshima est "une bonne chose", a déclaré jeudi à l'ONU l'acteur américain Michael Douglas, qui milite pour le désarmement dans le monde en tant que "Messager de la paix" des Nations-Unies.

Au cours d'une conférence de presse, lors de sa première visite à l'ONU à Genève, Michael Douglas a indiqué en réponse à une question sur la visite fin mai de Barack Obama que c'était "une bonne chose". Interrogé sur le fait que Barack Obama n'a pas l'intention de présenter des excuses, Michael Douglas a répondu : "c'est sa décision, on verra ce qu'il va dire".

Les attaques nucléaires américaines le 6 août 1945 sur Hiroshima (140.000 morts), puis sur Nagasaki (74.000 morts) trois jours plus tard, ont précipité la capitulation du Japon. Michael Douglas a ajouté qu'il avait été invité par le Japon à se rendre sur les sites martyres l'année dernière, mais qu'il avait été "dans l'incapacité d'y aller". "Je n'ai pas de projet précis pour y aller, mais je veux m'y rendre avec mes enfants", a-t-il ajouté.

"Faire face à l'imprévisibilité" de Trump"

Michael Douglas a été nommé en 1998 "Messager pour la paix" de l'ONU par le Secrétaire général de l'époque Kofi Annan. L'acteur a par ailleurs souligné que les relations entre les Etats-Unis et la Russie "sont très tendues", et s'est déclaré préoccupé par la situation entre les deux Corées et au Proche-Orient. Interrogé sur le candidat républicain Donald Trump, Mickael Douglas a répondu qu'il faudra faire face à son "imprévisibilité" s'il était élu.

Mickael Douglas était à Genève en marge de la deuxième rencontre du groupe de travail pour des négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire. Cette rencontre doit durer jusqu'à vendredi. Le processus lancé en 2013 avait été adopté par 139 pays à l'Assemblée générale de l'ONU. Les négociations, souhaitées par une majorité d'Etats pourraient avoir lieu en 2017. Lors de la première réunion du groupe en février, les participants ont convenu qu'un traité d'interdiction constituait le meilleur scénario. Une troisième rencontre aura lieu en août.