Le prix Louis Delluc attribué à "Une vie" de Stéphane Brizé

Par @Culturebox
Mis à jour le 14/12/2016 à 14H24, publié le 14/12/2016 à 14H18
Stéphane Brizé avec Judith Chemla, héroïne du film "Une vie", ici à la Mostra Venise en septembre 2016.

Stéphane Brizé avec Judith Chemla, héroïne du film "Une vie", ici à la Mostra Venise en septembre 2016.

© Xinhua/Gong Bing/SIPA

Le prix Louis Delluc a été décerné ce mercredi 14 décembre à "Une vie", délicate adaptation de la nouvelle de Maupassant par Stéphane Brizé ("Je ne suis pas là pour être aimé", "Mademoiselle Chambon", "La loi du marché"), a annoncé le jury. Le prix, surnommé le "Goncourt du cinéma", récompense un film porté par la grâce de la comédienne Judith Chemla.

Le prix Louis Delluc : c'est l'une des grandes récompenses de cinéma français et la plus ancienne. En 2015, il avait primé "Fatima" de Philippe Faucon. Il a été attribué cette année à Stéphane Brizé pour "Une vie" d'après Maupassant

Magnifique Judith Chemla

Après "La loi du marché", film social cinglant sur la brutalité du monde du travail, Stéphane Brizé signe un film à la facture classique, qui restitue la Normandie boueuse de Maupassant et la brutalité d'un destin féminin au 19e siècle.

Jeanne, magnifiquement incarnée par la comédienne Judith Chemla, sort tout juste du pensionnat lorsqu'elle tombe amoureuse de Julien (Swann Arlaud), un jeune vicomte local. Jeanne ira de déconvenue en trahisons dans ce mariage avec un être brutal, à mille lieues de ses rêves de jeune fille.

A "Gorge coeur ventre" le Louis Delluc du premier film 

Le prix Louis Delluc du premier film a été décerné à "Gorge coeur ventre", une fiction de Maud Alpi qui met en scène un jeune homme en marge de la société, ayant pour seul compagnon un chien, qui travaille dans un abattoir. Le film tourné dans un véritable abattoir s'éloigne toutefois du  documentaire par son parti pris esthétique et des scènes nocturnes imprégnées de fantasmagorie.