Le huis clos égyptien "Clash" grand prix du Festival du film arabe de Fameck

Par @Culturebox
Mis à jour le 16/10/2016 à 11H37, publié le 16/10/2016 à 11H35
"Clash" le nouveau film de réalisateur égyptien plonge le spectateur dans un huis clos ou se trame les drames de la différence

"Clash" le nouveau film de réalisateur égyptien plonge le spectateur dans un huis clos ou se trame les drames de la différence

© Pyramide Distribution

Le film "Clash" de Mohamed Diab, chronique de l'Egypte contemporaine après la chute du président islamiste Mohamed Morsi, a remporté le Grand Prix du 27e Festival du Film arabe de Fameck (Moselle), qui s'achève dimanche, ont annoncé les organisateurs.

Ce huis clos efficace, qui amène le spectateur dans un fourgon de police, bringuebalé dans les rues du Caire en proie aux violences, a été primé par le jury présidé cette année par l'écrivain marocain Tahar Ben Jelloun, prix Goncourt 1987.
Le Prix de la presse est allé à "3.000 nuits" de Mai Masri, qui décrit l'incarcération d'une Palestinienne dans une prison israélienne. Le Prix du jury jeunes a été décerné à "Les hommes d'argile", de Mourad Boucif, sur le destin d'un jeune Marocain enrôlé de force dans l'armée française en 1940. Le prix du documentaire est allé à "Contre-pouvoirs" de Malek Bensmaïl, immersion dans la rédaction du quotidien francophone algérien El Watan. Enfin, c'est une comédie touchante et insolite, "Good luck Algeria", de Farid Bentoumi, qui a obtenu le prix du public. Inspiré d'une histoire vraie, le film raconte les efforts de deux amis pour qualifier l'un d'eux aux épreuves  olympiques de ski, sous la bannière de son pays d'origine, l'Algérie.
Une quarantaine de films, longs ou courts, de fiction ou documentaires, étaient en compétition lors de cette manifestation qui vise à  "promouvoir une cinématographie émergente". Le festival du film arabe de Fameck est organisé depuis 1990 dans cette  ville lorraine de 14.000 habitants, au passé sidérurgique. Il a été créé par un prêtre-ouvrier, animateur dans le centre social d'un quartier défavorisé, afin de revaloriser une population d'origine maghrébine stigmatisée, qui représente ici une part importante de la population.