Le Festival du film de surf prend la vague pour trois jours à Anglet

Par @Culturebox
Publié le 10/07/2016 à 15H21
Une image extraite du documentaire sur le surf "Dompteurs de Géants" de Cédric Molle-Laurençon.

Une image extraite du documentaire sur le surf "Dompteurs de Géants" de Cédric Molle-Laurençon.

© Saisie écran / Cédric Molle-Laurençon

Chercher la vague, patienter, la trouver, la dompter. Au Portugal, à Bali, Tahiti ou en Patagonie, les fondus de surf n'ont pas de frontière. La 13e édition du Festival international du Film de Surf qui débute dimanche soir pour trois jours à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) montre en une vingtaine de films la quête de ces passionnés. Une manifestation entièrement gratuite, cela vaut d'être souligné.

Traquer la vague monstre

En ouverture, sur la plage, les festivaliers installés sur des transats auront droit à une projection sur grand écran du documentaire "Dompteurs de géants" de Cédric Molle-Laurençon. 

Dans ce reportage d'un peu plus de 30 minutes diffusé cet hiver sur France 2, Cédric Molle-Laurençon raconte la passion de Julien Molia, 33 ans, et Gautier Garanx, 39 ans, surfeurs amateurs basques prêts à tout pour affronter des vagues titanesques comme celle de Nazaré au Portugal, laquelle peut atteindre 30 mètres de haut.

"Montrer le surf passion plutôt que le surf performance"

Le créateur du festival Bruno Delaye a choisi de projeter "Dompteurs de Géants" en ouverture car il colle parfaitement à l'esprit de la manifestation qui est de "montrer le surf passion plutôt que le surf performance".

"Plus que le surf, le fil rouge de ce film est la rencontre, le voyage", souligne l'attachée de presse du festival Julie Pollet. "Certaines années, la vague de Nazaré ne vient pas, mais les deux Basques ne se découragent pas pour autant. Ils repartent chaque année à l'aventure sans souci de performance", raconte-t-elle. 


Dans le droit fil de ce parti pris, le film de clôture "Peninsula Mitre" de Julian et Joaquin Azulay, deux frères chiliens, à la fois protagonistes et réalisateurs de leur long métrage, mettent en scène leur propre aventure en Patagonie à la recherche de la vague vierge

23 projections gratuites au programme

Dix-sept longs métrages et six courts métrages sont au programme, des projections totalement gratuites sur trois sites, un programme complété par des expositions et des concerts. Le jury international est présidé cette année par Maritxu Darrigrand, ex-championne de surf, présidente de la Fondation Quiksilver et de l'association contre le cancer du sein "Keep a breast Europe".

Sept Prix seront remis, dont ceux du Meilleur film et du Meilleur surfeur

Sept récompenses seront attribuées, du meilleur film au meilleur court-métrage, de la meilleure bande originale au meilleur surfeur. Le prix du meilleur surfeur récompense non ses performances mais plutôt sa passion.

L'an passé, Eric Dargent, médecin surfeur qui, en 2011, à La Réunion, s'était fait arracher la jambe par un requin, a raflé le prix avec son film "Surfeur Dargent".



Les organisateurs attendent plus de 10.000 personnes pour l'édition 2016 tout en craignant la concurrence, dimanche soir, de la finale de l'Euro-2016 de football. Le budget du festival est à hauteur de 40.000 euros financés par la Ville d'Anglet, le département des Pyrénées-Atlantiques et des partenaires. Il s'agit d'une manifestation totalement gratuite, fait assez rare.